La nuit du Nouvel An à Crans-Montana a été marquée par un incendie dévastateur qui a fait 40 victimes et causé 116 blessés, dont 25 Français. La procureure de Paris, Laure Beccuau, a confirmé l'identification de deux nouvelles victimes, ce qui accroît la douleur et la tristesse des familles touchées.
Cette tragédie a particulièrement frappé la France et l'Italie, avec respectivement neuf et six morts. La quarantaine de blessés hospitalisés reste élevée, dont plusieurs sont dans des unités spécialisées pour les grands brûlés à travers l'Europe. Selon un rapport, 83 personnes continuent de recevoir des soins en Suisse, mais aussi dans des établissements en France, en Italie, en Allemagne et en Belgique, témoignant de l'ampleur de l'incendie.
Jacques et Jessica Moretti, propriétaires du bar Le Constellation, où le drame a eu lieu, sont maintenant sous enquête pour « homicide par négligence ». L'homme a été placé en détention préventive après une longue audition, tandis que sa femme a été relâchée. Les avocats des victimes appellent à des réponses claires concernant les circonstances entourant cet incident tragique.
Les premiers éléments de l'enquête ont révélé que des bougies scintillantes pourraient être à l'origine du feu, qui s'est rapidement propagé dans un lieu bondé. Des vidéos de la panique qui a suivi ont été largement partagées sur les réseaux sociaux, montrant des gens se précipitant vers les sorties.
La municipalité de Crans-Montana a reconnu dans un communiqué que la dernière inspection de sécurité et incendie remonte à 2019, soulevant de vives inquiétudes quant à la responsabilité des autorités. Les questions se multiplient : les normes de sécurité étaient-elles respectées ? Pourquoi tant de mineurs étaient-ils présents au bar ce soir-là ? Y avait-il des extincteurs à portée de main ?
Face à cette tragédie, les voix des familles et des victimes s'élèvent pour demander des comptes et s'assurer que des mesures seront prises pour éviter que de tels drames ne se reproduisent. Comme l'affirme l'expert en sécurité publique, le professeur Jérémy Martin, « il est essentiel de revoir les réglementations en matière de sécurité incendie dans les lieux publics pour protéger la population ». Cette tragédie doit servir de leçon pour l'avenir.







