Le 26 juin 2026, le tribunal correctionnel d’Avignon a infligé des peines de prison ferme et avec sursis à trois hommes âgés de 43 à 59 ans, reconnus coupables d’être impliqués dans un trafic d’héroïne et de Subutex, opéré entre Gargas, Apt et Beaucaire.
Les prévenus, visiblement inquiets, se tenaient côte à côte dans le box des accusés durant l’audience. Les accusations portent sur des activités illicites qui ont émergé à Gargas, au cœur d’un réseau de vente de drogues, comme le soulignent plusieurs médias locaux, notamment La Provence.
Les autorités ont été alertées en décembre 2025 par des signalements de ventes de stupéfiants dans le secteur, entre une épicerie et une crèche. À partir de ce moment, les gendarmes ont commencé à surveiller le principal suspect identifié. Grâce à des écoutes téléphoniques, ils ont réussi à repérer un autre revendeur à Apt et à établir des liens avec un troisième individu résidant à Beaucaire, connu pour ses fréquents déplacements vers Apt. Ces trois hommes ont été interpellés le 15 avril 2026.
Subutex et héroïne : une distinction contestée
Lors de leur comparution, la présidente du tribunal a cherché à clarifier le rôle de chacun des prévenus dans ce trafic. Les écoutes ont montré des échanges réguliers entre les suspects, alimentant une controverse autour de la nature des substances échangées. Tandis que deux des prévenus affirmaient qu'il ne s'agissait pas d’héroïne mais de Subutex, un médicament destiné à traiter la dépendance aux opioïdes, cette défense a soulevé des questions auprès des autorités judiciaires. Selon un rapport de l’AFP, cette distinction ne change en rien la gravité des faits reprochés.







