La mortalité sur les routes françaises a connu une hausse de 4 % en mai 2026 par rapport à l'année précédente, totalisant 317 victimes, selon un communiqué de la Sécurité routière. D'après les données affichées par l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), ce chiffre représente 19 décès supplémentaires par rapport à mai 2025, soit une augmentation de 7 % (303 victimes contre 284 l'an dernier).
Le nombre de blessés graves s'élève à 1 585, un chiffre qui reste stable par rapport à l'année précédente. "Les chiffres de ce mois de mai, marqués par une augmentation préoccupante de la mortalité routière et la disparition tragique de nombreux jeunes, doivent nous interpeller collectivement," a déclaré Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté.
Hausse marquée chez les usagers vulnérables
Les décès de piétons ont atteint 41 (une augmentation de 7 par rapport à l'année dernière), tandis que le nombre de cyclistes tués s'élève à 37, avec 12 de plus que précédemment. En revanche, les pertes humaines chez les usagers de deux-roues motorisés ont diminué, se chiffrant à 78 décès, soit 9 de moins. La mortalité reste très préoccupante sur les routes hors agglomération, qui comptabilisent 182 décès (2 de plus), représentant ainsi 60 % des décès du mois de mai. Sur autoroutes, le chiffre grimpe à 36 décès, une hausse de 17.
Sur le plan des âges, l'ONISR rapporte une hausse des décès chez les jeunes de moins de 18 ans (20 décès, +2), ceux de 18-24 ans (46 décès, +6) et de 25-64 ans (164 décès, +6), alors qu'une baisse a été observée chez les plus de 65 ans (73 décès, -7). Au total, les forces de l'ordre recensent 4 564 accidents corporels, en baisse d'1 %.
Bilan contrasté en outre-mer
En outre-mer, la situation est à l'inverse avec une diminution des décès, enregistrant 14 victimes en mai, soit sept de moins qu'en 2025. Le nombre d'accidents corporels a également baissé (263, -9 %) tandis que celui des blessés a légèrement augmenté : 330 personnes, soit une hausse de 1 % par rapport à 2025.
Regrettant "qu'aucune vie ne devrait être perdue à cause de comportements dont nous connaissons tous les dangers", Marie-Pierre Vedrenne a mis en lumière les problèmes de vitesse excessive, d'alcool, de drogues et de distraction au volant. "Ces comportements continuent de tuer et de briser des vies chaque jour", a-t-elle insisté.







