Ce mercredi 10 juin, Lionel Agullo a été condamné pour la troisième fois par la Cour d'assises de Bordeaux à une peine de 12 ans de réclusion criminelle. Les charges retenues à son encontre comprennent le viol et la détention d'images pédopornographiques. Fait notable, le tribunal a décidé de ne pas établir de période de sûreté, permettant ainsi au condamné de bénéficier d'aménagements de sa peine avant d'avoir purgé huit ans de détention.
Un parcours judiciaire tumultueux
Agullo, âgé de 45 ans, avait déjà été jugé à deux reprises pour des faits similaires, les événements remontant à 2007. À l'époque, la victime n'était qu'une adolescente de 19 ans. Lors de son premier procès en 2021, le sexologue avait choisi de fuir, s'échappant la veille de l'audience, ce qui avait conduit à une peine initiale de six ans de réclusion. Après une cavale de 18 mois, il avait été localisé et arrêté en Espagne, selon des sources judiciaires.
Le deuxième procès, qui s'est tenu en 2024, avait abouti à une peine plus sévère de 12 ans, mais avec une période de sûreté imposée. Cette fois-ci, en Gironde, le tribunal a allégé cette contrainte, permettant à Agullo de recouvrer des droits plus tôt. En plus de sa peine d'emprisonnement, il a également été soumis à des mesures restrictives comme l'obligation de soins et l'interdiction d'entrer en contact avec sa victime ou des mineurs.
Les réactions de la communauté et des experts en psychologie sont partagées. Pour le Dr Marie Lefevre, psychologue, "un tel cas souligne la nécessité d'une vigilance accrue autour des professionnels de la santé mentale, qui doivent être tenus responsables de leurs actions". De nombreux soutiens se sont également manifestés en faveur des victimes, appelant à une plus grande sensibilisation sur le sujet.
Alors que le procès d'Agullo se conclut, les regards se portent désormais sur l'impact que de telles affaires peuvent avoir sur l'autorité et l'éthique des praticiens dans le secteur de la santé.







