Le Saint-Hubert, incontournable dans la gendarmerie, a toujours été au premier plan des opérations de recherche, dernièrement pour des cas emblématiques comme ceux de Lina, Émile ou plus récemment, Lyhanna.
Dans ce contexte, le black and tan coonhound, un cousin du Saint-Hubert, fait parler de lui. Avec son pelage noir et feu, il se distingue par un flair particulièrement développé, suscitant l’intérêt des unités cynophiles.
Selon le major Bruno Mourier, coordinateur national pour les recherches sur les "pistes froides" à la gendarmerie, le Saint-Hubert reste inégalé : "En olfaction, nous n’avons pas trouvé meilleur chien. Il a prouvé son efficacité, et nous souhaitons le conserver à l'avenir." Cependant, la recherche de solutions plus solides est lancée, et le black and tan coonhound apparaît comme une alternative intéressante, particulièrement pour les terrains escarpés, grâce à sa légèreté et sa vivacité.
Recherches sur "piste froide"
Tout comme le Saint-Hubert, ce chien est entraîné pour des missions de "piste froide", permettant de retrouver des traces laissées par une personne plusieurs jours après sa disparition. Le major Mourier pense qu'il pourrait s’avérer particulièrement efficace dans les premières 24 heures suivant une disparition, avec des entraînements révélant des résultats positifs sur des traces plus anciennes. "Il représente une évolution du Saint-Hubert," ajoute-t-il.
Les missions restent similaires : retrouver des personnes disparues ou orienter les recherches. "Le black and tan coonhound est fait pour la recherche, il a un instinct naturel," précise le major, tout en soulignant que, comme pour l'homme, l'animal a ses limites. Parfois, la rupture de piste rend la recherche impossible.
Formation et déploiement
Introduit au sein de la gendarmerie en 2023, le tout premier black and tan coonhound, baptisé Uno, a suivi un long processus de formation, culminant en 2025 avec une validation opérationnelle. "C'est une formation exigeante, et l'approbation est compliquée," observe le major.
Basé près de Paris, Uno pourrait intervenir dans diverses régions de France, notamment en Bretagne ou dans les Vosges, en complément d’un autre coonhound en Loire-Atlantique. Actuellement, tous sont en phase d'expérimentation, avec l'attente d'un retour d'expérience quant à leur efficacité comparée aux Saint-Hubert. "Dans quelques années, nous pourrons évaluer l'impact de ces chiens sur nos opérations," conclut le major Mourier.







