"Pas n'importe quelle facture en plus, une facture en lien avec la provenance de la mousse", a déclaré Romain Jordan, représentant plusieurs familles de victimes. La propriétaire du bar incendié dans la station de ski de Crans-Montana, en Suisse, a été informée vendredi 5 juin d'une nouvelle inculpation pour "faux dans les titres". Cela survient alors qu'elle et son époux étaient entendus par les procureurs dans le cadre de l'enquête.
Cette audition sous le format de la confrontation s'est tenue à Sion, dans le canton du Valais, en présence des avocats des différentes parties. Ils ont pu interroger Jacques et Jessica Moretti, les propriétaires du bar Le Constellation, où l'incendie a causé la mort de 41 personnes et blessé 115 autres.
D'après les premières investigations, l'incendie aurait été provoqué par des étincelles de bougies "fontaine" qui ont enflammé une mousse insonorisante au plafond du sous-sol. Actuellement, 14 individus font l'objet d'une enquête pour "incendie par négligence, homicide par négligence et lésions corporelles graves par négligence", ce qui soulève des interrogations quant à la sécurité du bar.
"Il y a des questions très légitimes qui se posent"
"L'extension de l'instruction à ce chef de prévention, (...) faux dans les titres, était attendue. Il y a des questions très légitimes qui se posent sur cette facture depuis un certain nombre de semaines et même de mois", a réagi Christophe de Galembert, avocat représentant les parties civiles, lors d'une déclaration à la presse.
"Mise en prévention pour une fausse facture. Pas n'importe quelle facture en plus, une facture en lien avec la provenance de la mousse", a expliqué Romain Jordan. Ces accusations mettent en lumière des pratiques douteuses qui entourent le tragique événement de la nuit du nouvel an, incitant la communauté à rechercher des réponses sur la sécurité dans les établissements publics.







