Une lueur d'espoir pour la diplomatie ? Donald Trump a déclaré avoir annulé, in extremis, une offensive prévue contre l'Iran, évoquant de "très bonnes chances" d'atteindre un accord avec Téhéran.
Pour la première fois, le président américain a révélé l'existence d'une possible attaque, sur son réseau social Truth Social, affirmant avoir agi à la demande de dirigeants du Qatar, d'Arabie Saoudite et des Émirats arabes unis, qui considèrent qu'un accord est envisageable.
Lors d'une conférence de presse, il a admis avoir "de très bonnes chances" d'aboutir à un compromis avec la République islamique. "Si nous pouvons avancer sans bombarder, ce serait idéal", a-t-il déclaré, tout en qualifiant les pourparlers de "très positifs" sans fournir d'informations détaillées.
Une menace sous-jacente
Cependant, Trump a précisé que les États-Unis étaient prêts à déclencher une "attaque totale et à grande échelle" contre l'Iran si un accord acceptable n'était pas atteint. Il a insisté sur la nécessité d'un accord garantissant que l'Iran ne devienne pas nucléaire, avertissant à nouveau Téhéran de conséquences graves en cas d'échec des négociations.
Le commandement des forces armées iraniennes, par la voix d'Ali Abdollahi, a mis en garde les États-Unis et leurs alliés contre une "erreur stratégique". Selon le général, les forces iraniennes sont prêtes à agir si nécessaire, une affirmation relayée par les médias d'État.
Sur le plan diplomatique, le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué avoir soumis une réponse à la nouvelle proposition des États-Unis, bien que les détails restent encore flous.
Un dialogue difficile
Depuis la cessation des hostilités le 8 avril après près de 40 jours de frappes, les négociations pour un accord sont en cours, mais les positions semblent largement divergentes, notamment sur le dossier nucléaire. Une seule rencontre entre les représentants américains et iraniens a eu lieu, le 11 avril à Islamabad, et s'est soldée par un échec.
L'Iran a maintenu ses exigences, appelant particulièrement à la libération de ses avoirs gelés à l'étranger et à la levée des sanctions internationales qui étouffent son économie. "Dialoguer ne signifie pas capituler", a affirmé Massoud Pezeshkian, le président iranien, soulignant que l'Iran ne renoncera pas à ses droits légitimes.
Selon l'agence iranienne Fars, les États-Unis exigent que l'Iran conserve seulement un site nucléaire opérationnel et transfère une partie de son uranium enrichi. D'autre part, Tasnim a rapporté que les États-Unis auraient proposé de suspendre temporairement les sanctions pétrolières pendant la durée des discussions, mais cette information n'a pas été confirmée par Washington.
Le contrôle du détroit d'Ormuz, essentiel pour le commerce mondial, reste un point crucial, l'Iran continuant de renforcer sa présence dans la région tandis que l'armée américaine maintient un blocus sur ses ports. Les niveaux de trafic dans le détroit ont récemment augmenté, mais une majorité de pays occidentaux ainsi que l'UE s'opposent à l'autorité iranienne sur cette voie maritime critique.







