Le 3 mai 2026, le pôle cold case de Nanterre a annoncé une nouvelle étape dans l'enquête concernant les disparitions de trois jeunes femmes sur l'île de La Réunion, survenues entre 1984 et 1993. L'appel à témoins diffusé par la gendarmerie vise à récolter toute information susceptible de faire avancer ces affaires anciennes.
Marie-Françoise Bomel, alors âgée de 21 ans, a disparu à Saint-Paul en 1984. Deux ans plus tard, à Saint-Gilles, Nadia Hoarau, 24 ans, a également disparu, suivie en 1993 par Blandine Marie Michèle Maillot, âgée de 27 ans, à Saint-Leu. Les trois femmes, bien que n’ayant aucun lien entre elles, partagent la tragédie de leur disparition inexpliquée.
Des témoignages cruciaux pour faire avancer l'enquête
Les enquêteurs de la gendarmerie de La Réunion ont indiqué que les affaires avaient été rouvertes après plusieurs investigations et fouilles géologiques. Ils relèvent que chaque témoignage, même ancien ou jugé sans importance, pourrait s'avérer décisif. En effet, dans un message publié sur leur page Facebook, la gendarmerie souligne que "chaque détail peut faire avancer la vérité". Ils invitent la communauté à se rassembler pour aider à éclaircir ces mystères et apporter des réponses aux familles affectées.
Entre les années 80 et 90, de nombreux cas de disparitions de jeunes femmes ont affligé l'île, certaines étant tragiquement retrouvées décédées, suscitant alors des craintes quant à la présence éventuelle d'un tueur en série. Des voix de spécialistes en criminologie, comme celle du Dr Jean-Pierre Antunes, notent que "la réouverture de ces enquêtes est essentielle pour redonner espoir aux familles et faire toute la lumière sur ces affaires encore obscures".
Pour toute personne détenant des informations, la gendarmerie invite à contacter la section de recherches de Saint-Denis au +262 6 92 46 29 45 ou par courriel à disparues-974@gendarmerie.interieur.gouv.fr.







