Alors qu'il est environ midi quinze, Fernand Châtelain, le responsable de l'accueil et de l'entretien du centre, quitte un café voisin où il était en apéritif avec des amis. Le centre nautique, qui s'étend sur environ 500 mètres carrés, abritait une grande cuisine collective, une piscine, un dortoir et un cafétéria, et a accueilli des milliers de vacanciers au fil des ans.
Le choc de la déflagration
À 12h20, un bruit assourdissant retentit dans le village. Les témoins initialement pensent à un passage d'avion, mais se rendent rapidement compte que le centre nautique vient d'exploser.

Rapidement, les pompiers de Couze arrivent sur les lieux avec deux chiens de recherche. Malheureusement, les efforts de sauvetage ne permettront pas de sauver M. Châtelain, qui succombe peu après d'importantes blessures.
Les conséquences d'une tragédie
Le centre, ouvert en 1955 et propriété du département de la Dordogne, a connu de nombreuses réaffectations, allant de l'accueil d'équipes d'aviron à celui de colonies de vacances. Au moment de l'explosion, il était en phase de préparation pour une nouvelle saison estivale.
La grande cuisine, la piscine et les dortoirs, désormais réduits à des décombres, témoignent de la tragédie. Une deuxième phase de travaux était prévue pour 1984, mais après cette catastrophe, il est désormais prévu de raser ce vestige du passé.

Au lendemain de cette tragédie, personne n'a été en mesure d'évaluer les dégâts financiers sur ce site ayant accueilli plus de 25 000 vacanciers l'été précédent. L'impact de cet événement sur la communauté locale a été immense, laissant derrière elle une douleur vive ainsi qu'une grande tristesse. Voilà un rappel sombre mais nécessaire des aléas de l'histoire et des dangers que nous devons toujours surveiller.







