Le 25 avril, les élèves de l'auto-école Starpermis à Bourgoin-Jallieu (Auvergne-Rhône-Alpes) ont été choqués d'apprendre, par e-mail, la fermeture immédiate de l'établissement en liquidation judiciaire. Cette annonce a plongé dans l'inquiétude non seulement les candidats, mais aussi leurs familles, qui avaient investi des sommes conséquentes pour obtenir leur permis de conduire.
Pour beaucoup, cette situation se transforme en cauchemar. Une élève, âgée de 31 ans, a confié au Dauphiné libéré qu'elle avait déboursé 2 200 euros. Elle ne garde que peu d'espoir de récupérer son argent : "Il est rare que les clients obtiennent gain de cause dans ce genre de situation".
L'indignation grandit
Sur les réseaux sociaux, le mécontentement est palpable. "C’est vraiment dégueulasse de faire ça sans même répondre aux appels depuis des mois !", témoigne une internaute. Les interrogations sur les remboursements commencent à s'amplifier. Colette Rouyr, qui a inscrit son fils l’année dernière, déclare : "La gérante de l'auto-école ne réalise pas à quel point cela est difficile pour nous !". Elle a déjà investi 1 500 euros pour son fils, ce qui représente, dit-elle, "pratiquement un mois de salaire qui part en fumée…"
Un autre défi se pose : retrouver une auto-école qui accepte les dossiers des élèves de Starpermis. Les établissements, notamment dans les zones rurales, sont déjà débordés par les nouvelles demandes d’inscription.
Un témoignage de détresse
Dans une déclaration au Dauphiné libéré, la gérante de Starpermis a expliqué que la fermeture était due à une liquidation judiciaire. "Je n’arrivais plus à couvrir mes frais, c’était une situation insupportable", a-t-elle déclaré. Cependant, elle tente d’apaiser les craintes de ses anciens élèves, leur promettant qu'ils peuvent s'inscrire dans d'autres auto-écoles et passer en priorité s'ils étaient proches de l'examen. Quant aux remboursements, un "mandataire judiciaire a été désigné" et contactera les élèves pour traiter les demandes.







