À presque 89 ans, cet octogénaire, habitant Le Bouscat, devra désormais porter un bracelet électronique. En avril dernier, le tribunal correctionnel de Bordeaux l'a condamné à deux ans de prison dont un an avec sursis, et il devra indemniser les victimes de ses actes. Sa peine sera exécutée à résidence.
L'individu a été reconnu coupable d'abus de faiblesse sur une personne vulnérable et d'une série de falsifications. Entre 2018 et 2021, il a ainsi détourné la somme de 259 000 euros en vidant les comptes de sa compagne, gravement malade et placée sous tutelle.
La découverte tardive du préjudice
Ce sont les filles de la victime qui, après le décès de leur mère à l'été 2021, ont constaté que les comptes étaient quasiment vides. Intriguées, elles ont immédiatement commencé à enquêter, soupçonnant le compagnon. Elles ont déposé une plainte à la police, entraînant une investigation minutieuse menée par la brigade financière de la DCT, qui a permis de mettre en lumière les agissements de l'octogénaire.
Malgré ses dénégations, les enquêteurs ont prouvé qu'il avait émis des chèques à son nom, ainsi qu'à celui de son fils, et avait effectué plusieurs retraits en espèces avec la carte bancaire de sa compagne. En garde à vue, il a continué à nier les faits, mais a été finalement condamné.
Le tribunal a également alloué 5 000 euros à chacune des filles pour préjudice moral, une décision qui a été saluée par leur avocate, Me Valérie Monplaisir, soulignant l'importance de protéger les plus vulnérables. Cette affaire illustre les dangers de la manipulation et le besoin d'une vigilance accrue envers les personnes âgées, un sujet soulevé par des experts comme Annie de Cussac, spécialiste en droit familial.







