Aslan, un chien risquant l’euthanasie après plusieurs morsures supposées à Sangatte (Pas-de-Calais), se voit accorder un délai de rééducation. La justice a donné un mois à une association pour améliorer son comportement avant une nouvelle évaluation vétérinaire.
Les efforts des propriétaires et des associations de protection animale ont porté leurs fruits. Le tribunal administratif de Lille a, le 2 mai 2026, accordé un sursis à Aslan, un jeune chien croisé malinois et berger allemand de seulement 11 mois, qui était menacé d'euthanasie, selon La Voix du Nord. Aslan intégrera un refuge géré par l'association Agir pour la Vie Animale (AVA).
Au cours des derniers mois, le chien aurait été impliqué dans plusieurs incidents de morsures, affectant quatre personnes, dont une grièvement, à Sangatte (Pas-de-Calais). Après des plaintes, l'animal a été placé en fourrière. Le maire de la commune, soutenu par le préfet, avait même pris un arrêté pour ordonner son euthanasie. Une première évaluation vétérinaire avait classé Aslan comme un animal de dangerosité maximale sur une échelle de quatre.
Une mobilisation exemplaire pour défendre Aslan
Les défenseurs d'Aslan, cependant, contestent la fiabilité de cette première évaluation, indiquant qu'elle a été réalisée dans des conditions inappropriées, comme le souligne ICI Nord. Un vétérinaire d'AVA a livré une seconde expertise, concluant à un niveau de dangerosité bien inférieur, n’indiquant qu'un sur quatre. De plus, les propriétaires d'Aslan ont déposé plusieurs recours devant la justice pour contester la décision d'euthanasie.
Une pétition en ligne récolte déjà près de 49 000 signatures, témoignant d'un large soutien pour le jeune chien. Même la retraitée qui a été mordue par Aslan a exprimé qu'elle ne voulait pas sa mort. Désormais, l'association AVA a un mois pour réformer le comportement du jeune chien avant qu'une nouvelle évaluation vétérinaire ne soit effectuée.
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