Un homme qui a refusé de se soumettre à un contrôle routier réalisé par la gendarmerie en avril 2024 dans le Nord de la France a été jugé en appel récemment. Pierre Legrand, un fervent adepte de la mouvance complotiste des "Citoyens souverains", a maintenu son positionnement lors de l’audience.
La scène, filmée par sa femme Laëtitia, avait fait le tour des réseaux sociaux. Le 1er avril 2024 à Esquelbecq, le couple avait défié les gendarmes qui voulaient leur faire passer un test d'alcoolémie et de stupéfiants. "Je ne contracte pas", a affirmé Legrand, expliquant qu'il ne se considérait plus comme un citoyen français, mais plutôt comme un individu en dehors des lois de la République, accusant même l'État d'être une entreprise privée enregistrée à l'étranger.
Lors du jugement initial, Legrand a écopé de cinq mois de prison ainsi que d'une amende de 500 euros, mais il a choisi de faire appel. Arrivant à l'audience en portant un large chapeau de cow-boy, il a encore une fois rejeté l'autorité de la cour, déclarant : "Je ne suis plus un citoyen, je n'avais plus à obéir aux lois de la République." Selon les rapports d'audience de La Voix du Nord et d'Ici Nord, il considère avoir été "séquestré" plutôt qu'interpellé.
Lors de cette audience, l'avocat général a requis une peine similaire à celle infligée lors du premier procès, demandant de nouveau cinq mois de prison avec sursis et une amende de 500 euros. La décision de la cour a été mise en délibéré jusqu'au 15 juin.
Le couple vit dans un camping de la Drôme
Depuis leur confrontation avec les gendarmes, Legrand et sa compagne ont déménagé dans un camping de la Drôme, où, selon leurs dires, leur propriétaire accepte qu'ils ne règlent pas leur loyer. Ils survivent grâce au chômage de Laëtitia, une ancienne infirmière qui affirme ne plus pouvoir trouver du travail, citant un "lynchage médiatique" comme raison principale. Malgré leur situation précaire, le couple reste déterminé à porter leur combat à son terme.







