Madrid en pleine tempête après la fermeture de l'espace aérien aux avions militaires américains

La décision de Pedro Sanchez secoue le paysage politique espagnol et crée des tensions.
Madrid en pleine tempête après la fermeture de l'espace aérien aux avions militaires américains
Le bombardier lourd B-2 Spirit, vu depuis un avion ravitailleur. - U.S. Air Force photo by Staff Sgt. Scott H. Spitzer
Après avoir clamé "non à la guerre" et suscité la colère de Donald Trump, le Premier ministre Pedro Sanchez décide de fermer l'espace aérien espagnol aux avions engagés dans l'opération "Epic Fury" contre l'Iran. Une décision politique forte qui oblige les bombardiers américains à changer leurs routes.

Les bases aériennes de Morón et Rota, situées en Andalousie, sont désormais interdites à tout aéronef participant au conflit en Iran, à l'exception des cas d'urgence où un atterrissage reste possible.

D'autre part, le contrôle aérien de Séville continuera de gérer les bombardiers B-2 Spirit de l'US Air Force, qui pourront toujours survoler le détroit de Gibraltar.

Les bombardiers furtifs gardent le lien

La ville de Séville continue de servir de relais pour les bombardiers B-2 Spirit, ces géants de l'aviation qui, après avoir frappé l'Iran, retournent directement à leur base du Missouri, sans escale. Précédemment, en raison de l'attaque du 28 février, le Pentagone avait déjà déployé plusieurs avions ravitailleurs dans les bases espagnoles.

Selon El País, Washington avait proposé à Madrid d'accueillir des bombardiers afin de protéger les bases de l'OTAN en cas de rétorsion iranienne. Cependant, le refus de l'Espagne a conduit au retrait immédiat des avions ravitailleurs, qui se redéploient désormais vers la France et l'Allemagne.

Un débat explosif à Madrid

Cette position du Premier ministre a donc suscité un vif débat parlementaire récemment. Sanchez a rappelé le célèbre slogan "No a la guerra" de 2003, quand la majorité des Espagnols rejettaient le soutien à la guerre d'Irak.

"Garder le silence face à une guerre illégale, c'est de la lâcheté !"

Alberto Núñez Feijóo, leader du Parti populaire, s'est alors exclamé :

"Vous vous dites pacifiste, mais vous avez triplé vos achats d'armes aux États-Unis. Vous êtes un faux pacifiste !"

De plus, l'ancien Premier ministre José María Aznar a défendu son soutien à la guerre en expliquant :

"Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive. Le gouvernement Aznar a agi en fonction des informations disponibles et de la logique."

Bien que Sanchez fasse face à des critiques croissantes au sein de l’opposition, sa prise de position contre le militarisme lui vaut un soutien accru des cercles progressistes et de gauche, qui louent son indépendance vis-à-vis de Washington.

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