Le litre de gazole atteint un prix record de 2,1888 euros cette semaine en France. Cette flambée des prix est largement attribuée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Face à la grogne des transporteurs et des agriculteurs, le gouvernement envisage de prolonger certaines aides pour soulager les usagers.
Au cours des sept derniers jours, le prix du gazole a grimpé à des niveaux inédits. Selon les données du Ministère de l’Aménagement du territoire et de la Transition écologique, ce coût a augmenté de 8 centimes par rapport à la semaine précédente. Cette hausse est en partie causée par la guerre en cours au Moyen-Orient, qui a bloqué le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport de carburant.
Le gouvernement face à la crise
Pour répondre à l’inquiétude croissante des agriculteurs et des transporteurs, le gouvernement français a déclaré, lors d’un point de presse le 30 mars, qu’il pourrait prolonger les aides gouvernementales instaurées pour compenser la montée des prix. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a indiqué sur Europe 1 que ces aides pourraient être "peut-être reconductibles" si la situation perdure au cours des prochains mois.
Loin d'être satisfaits des mesures actuelles, les agriculteurs ont fait entendre leur voix. Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, s'est entretenu avec le Premier ministre et a réclamé des aides plus substantielles. Sébastien Lecornu, a également confirmé sa disposition à "aller plus loin" en cas de prolongation du conflit.
Pourtant, le gouvernement n’envisage pas de réduire les taxes sur les carburants, qui représentent entre 50 et 55 % du coût à la pompe. Roland Lescure, le ministre de l’Économie, a expliqué que des mesures généralisées seraient coûteuses et peu efficaces, arguant qu'il était plus avisé de se concentrer sur ceux qui en ont le plus besoin.







