Acheter une voiture d’occasion en bon état à un prix défiant toute concurrence, c'est le défi que relèvent les garages solidaires. Solidarauto 37 joue un rôle clé dans l'insertion professionnelle des personnes en difficulté.
Se procurer une voiture d’occasion à un prix abordable peut souvent s’apparenter à un véritable parcours du combattant. Cependant, cela représente un enjeu majeur pour l’insertion sociale et professionnelle, notamment en matière de mobilité, dernière étape avant l’accès à un emploi. C’est dans cette optique que des garages solidaires, comme Solidarauto 37 basé à Joué-lès-Tours, ont vu le jour. « L’objectif est de proposer des véhicules remis en état et validés par le contrôle technique à des tarifs aussi bas que possible », précise Guillaume Florenson, directeur de l’association. L’an dernier, le prix moyen de vente atteignait 2 700 euros, un prix exceptionnel pour des véhicules de qualité.
Comment cela fonctionne-t-il ?
Les voitures proviennent de dons effectués par des particuliers, qui préfèrent se défaire de leur véhicule plutôt que de passer par les tracas d’une vente. En échange de leur don, ils reçoivent un reçu fiscal leur permettant une déduction de 66 % sur leurs impôts. En 2025, l’association a réussi à rassembler 281 voitures, aidant ainsi 324 familles. Un groupe d’une vingtaine de bénévoles s'occupe de collecter les véhicules, tandis que des mécaniciens salariés se chargent des réparations nécessaires.
Les voitures réparées sont ensuite mises en vente ou à la location. « Certaines automobiles peuvent être trop abîmées pour la vente. Dans ce cas, nous les confions à des lycées professionnels ou à des CFA pour des fins pédagogiques, ou nous les remettons aux pompiers pour l'entraînement sur la désincarcération », complète Guillaume Florenson.
Pour bénéficier des services de ce garage solidaire, les demandeurs doivent justifier d'un quotient familial inférieur à 950 € ou être orientés par un acteur social. « Disposer d’un véhicule est un levier essentiel pour ces familles en situation précaire. Cela leur permet, par exemple, d’emmener leurs enfants à l’école ou de se rendre sur leur lieu de travail », se fait écho le directeur. Les intéressés peuvent également recourir à un microcrédit, une option bancaire conçue pour lutter contre l’exclusion financière.
L’association est constamment à la recherche de bénévoles, même sans compétences particulières, ainsi que de dons de voitures pour continuer sa mission.
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