Le gouvernement américain a récemment renforcé ses sanctions à l'encontre des intérêts iraniens en mettant en garde les navires prêts à payer les autorités de Téhéran pour traverser le détroit d'Ormuz. Ces nouvelles mesures comprennent des restrictions sur trois sociétés de change, comme indiqué dans un communiqué du ministère des Finances, visant particulièrement la conversion de yuans utilisés par des acteurs chinois pour acquérir du pétrole iranien.
Donald Trump a explicitement critiqué la Chine pour son approvisionnement continu en pétrole iranien, soulevant des préoccupations concernant le financement de l'effort de guerre de Téhéran. Dans un contexte parallèle, l'exécutif américain a précisé que les navires se livrant à des paiements pour sécuriser leur passage dans le détroit sont également susceptibles d’encourir des sanctions.
Le bureau des sanctions du gouvernement (OFAC) a déclaré avoir reçu des "demandes de paiement d'un péage" pour garantir un passage sécurisé dans le détroit international d'Ormuz.
Ces demandes se manifestent sous différentes formes, y compris des "dons prétendument caritatifs" à des organismes comme le Croissant-Rouge iranien. Tout citoyen, qu’il soit américain ou non, pourrait être affecté par ces sanctions, peu importe le mode de paiement utilisé, souligne l'OFAC.
Depuis le début du conflit, l'Iran a instauré des droits de passage pour le détroit qui, selon plusieurs médias, s'établissent actuellement à environ un dollar par baril de pétrole transporté. Ces droits sont maintenus comme levier dans les négociations avec les États-Unis, renforçant ainsi la complexité de la situation géopolitique actuelle.







