Les Bourses européennes ont connu une ouverture particulièrement difficile ce lundi, frappées par une hausse historique des prix du pétrole et une flambée des coûts du gaz, conséquence directe des conflits au Moyen-Orient. Ces événements ravivent les craintes d'un choc inflationniste qui pourrait avoir des répercussions sévères sur l'économie mondiale.
Dès les premiers échanges, on a constaté une chute marquée : la Bourse de Paris a enregistré une baisse de 2,59%, suivie de Francfort, qui a perdu 2,47%. À Londres, le marché a diminué de 1,57%, tandis qu'à Milan, la situation est encore plus préoccupante avec une chute de 2,71%.
Les experts en économie mettent en garde : selon un rapport de Le Monde, cette situation pourrait déstabiliser davantage les marchés, aggravant les pressions inflationnistes déjà en cours. Pierre François, économiste à l'Université de Paris-Dauphine, a déclaré : "Cette hausse des prix de l'énergie pourrait entraîner une révision à la baisse des prévisions de croissance pour les mois à venir, car elle affecte directement le pouvoir d'achat des ménages."
Les investisseurs observent de près les développements géopolitiques et restent attentifs aux mesures que les banques centrales pourraient adopter face à cette crise énergétique grandissante. Dans ce contexte, une multitude d'analystes parient sur une volatilité prolongée sur les marchés.







