La récente guerre au Moyen-Orient et le blocus du détroit d’Ormuz ont entraîné une flambée impressionnante du prix du baril de pétrole. Ce 9 mars, le baril a augmenté de 30 % en quelques heures, atteignant brièvement les 120 dollars, un sommet historique.
Pourtant, selon Maud Bregeon, ministre déléguée à l’énergie, « aujourd’hui, il est trop tôt pour parler » d'éventuelles aides face à l'augmentation des prix de l'essence et du diesel. Interrogée par RTL, elle a précisé que le gouvernement étudie plusieurs scénarios.
Parmi les pistes envisagées, figure le recours aux réserves stratégiques de pétrole lors d'une réunion virtuelle des ministres des finances du G7, comme l’a rapporté Financial Times. Cette option pourrait permettre de soulager temporairement les tensions sur le marché.
Un contrôle accru face à la flambée des prix
La montée des prix a suscité des réactions parmi les partis politiques. Le Rassemblement national appelle à une réduction des taxes sur les carburants, tandis que La France insoumise exige un blocage des prix.
Pour faire face à cette situation, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé que « 500 contrôles » seraient réalisés dans les stations-service entre lundi et mercredi pour prévenir toute augmentation abusive des tarifs.
Maud Bregeon a également mentionné que le gouvernement s'entretiendra à nouveau avec les distributeurs à la fin de la semaine, afin d'évaluer les résultats des contrôles. Elle a noté l’existence de distributeurs respectant les prix, mais a souligné qu'« il y a, de toute évidence, des prix qui ont été rehaussés trop tôt » et que certains abus devraient être signalés.
Concernant l'approvisionnement, la ministre a assuré qu'il n'y a « pas de risque de pénurie » en ce qui concerne le pétrole, le gaz ou l’électricité. Malgré une hausse d’environ 30 % du prix du gaz européen, elle a écarté toute possibilité de rachat de gaz russe, affirmant que « nous sommes moins dépendants du gaz que nous l’étions il y a trois ou quatre ans ». Elle a aussi expliqué que l’état de notre parc nucléaire contribue à assurer la continuité de l’approvisionnement.







