L’actrice de 53 ans se retrouvera le 19 février devant le tribunal de Paris, poursuivie par le réalisateur Jacques Doillon pour diffamation. En 2024, Judith Godrèche a accusé Doillon de l’avoir violée lorsqu’elle n’avait que 15 ans.
« Qui l’eût cru ? C’est moi qui me retrouve devant un tribunal », a exprimé Judith Godrèche sur Instagram. Dans cette publication, elle ne cache pas son indignation concernant le procès intenté par Jacques Doillon.
« Le 19 février à 13h30, je serai sur le banc des accusés, contraints de me défendre contre un homme qui a porté plainte contre moi pour avoir dénoncé un viol sur mineure. », a-t-elle ajouté. La comédienne a déposé sa plainte le 6 février 2024, alléguant qu’elle a été agressée lors du tournage de « La fille de 15 ans », en 1987. Selon ses accusations, Jacques Doillon, alors âgé de 43 ans, l’aurait agressée dans son bureau, où il résidait avec Jane Birkin, sa compagne à l’époque.
« Inverser la culpabilité »
Face à ces accusations, le réalisateur a décidé de contre-attaquer en portant plainte pour diffamation. En réaction, Judith Godrèche dénonce une « stratégie classique d’agresseur », en s'inspirant des propos d'Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol. « L’agresseur cherche toujours à faire porter le poids de la culpabilité à la victime, dans une démarche visant à maintenir le silence autour des abus », souligne-t-elle.
Elle conclut son message en déclarant : « Monsieur Doillon cherche à me faire taire, comme si voler mes mots et porter atteinte à mon corps ne suffisaient pas. Quand cela prendra-t-il fin ? »
Pour sa part, Jacques Doillon n'a pas été poursuivi pour les accusations de viol portées contre lui en raison de la prescription. Cependant, plusieurs autres plaintes qui ont suivi ont conduit à l'ouverture d'une enquête. Doillon dément toutes les accusations et a été placé sous le statut de témoin assisté, sans mise en examen à ce jour.







