Lors de ses derniers vœux, Pascal Bolo, président de la Semitan et vice-président de Nantes Métropole, a exprimé ses préoccupations quant à l'influence des réseaux sociaux sur la perception des incidents liés au transport. Ne brigant pas de nouveau mandat pour les élections municipales de mars 2026, il a profité de l'occasion pour critiquer les détracteurs de la Semitan. "Nous vivons une époque où un petit incident devient une affaire d'État sur les réseaux sociaux. Le moindre faux pas est monté en épingle, donnant lieu à des accusations d'incompétence" a-t-il déclaré.
Bolo a ajouté que malgré une hausse de la fréquentation et des recettes, il ressentait un climat d'insatisfaction qui venait en grande partie des critiques exacerbées sur les réseaux sociaux. Les utilisateurs, souvent influencés par des opinions populistes, semblent attribuer chaque défaillance à une incapacité systémique de l'organisation, au lieu de reconnaître la complexité de la gestion des opérations de transport.
Cette intervention survient sur fond de critiques internes à la Semitan suite à des épisodes de gestion d'incidents, notamment lors d'une tempête de neige récente qui a entraîné des grincements de dents parmi les employés. "Votre dernière intervention sur ce sujet a été mal reçue", a commenté Nicolas Toquec, délégué Force ouvrière de la Semitan, soulignant le désenchantement du personnel face à la gestion de la crise.
La réponse des syndicats reflète un malaise plus large, celui de nombreux travailleurs de l'industrie qui se sentent souvent mal compris et peu soutenus dans des périodes de crise. De nombreux experts estiment que la gestion de la communication de crise est essentielle pour maintenir la confiance des employés et des usagers. En réalité, la complexité des opérations de transport mérite une évaluation plus nuancée, plutôt que des jugements hâtifs, comme l'indique un rapport récent du quotidien régional Ouest-France.
En conclusion, Pascal Bolo a appelé à une prise de conscience collective pour aborder les incidents de manière constructive, plutôt que réactive, et permettre à la Semitan de poursuivre son évolution en tant que réseau de transport de référence.







