Des impayés s'accumulent, des salaires sont retardés : la situation du BHV d'Orléans est alarmante. "On a très très peur pour notre avenir", confie une déléguée syndicale CFDT.
Quel avenir pour le BHV d'Orléans et ses 48 salariés ?
Depuis le changement d'enseigne en novembre dernier, le magasin peine à garder son attractivité. Ses rayons se vident progressivement, avec des espaces désormais inaccessibles. Les clients se font rares et les pertes sont sévères, certains estiment que le chiffre d'affaires a chuté de 80 % en un an. Les signaux de détresse se multiplient : des fournisseurs attendent des paiements et les salaires de janvier et mai ont pris du retard.
Une colère sourde parmi les prestataires
Svetlana Delescluse, gérante de l'atelier Cousette, vit elle aussi cette crise de plein fouet. Elle n'a toujours pas été payée pour des services rendus au BHV. "C'est une catastrophe pour ma petite entreprise. J'ai perdu l'espoir de récupérer cet argent", déclare-t-elle, émue. Les retards de paiement touchent également d'autres entreprises partenaires, aggravant la situation.
Un appel à l'aide des salariés
Sabine Le Bourhis, déléguée syndicale CFDT, observe les difficultés s'intensifier : "On ne peut plus continuer ainsi. Nos marques s'éteignent, les clients fuient, et chaque jour est un combat." Elle appelle à une réaction rapide de la direction. Les promesses de relance pour les 170 ans de l'enseigne ne semblent pas rassurantes, car aucune solution tangible n’a encore été proposée.
Les syndicats ont déjà alerté la direction, mais aucune réponse ne leur a été apportée jusqu'à présent. Le directeur du BHV a choisi de garder le silence face à ces préoccupations. Les employés, épuisés par l’incertitude, espèrent un miracle pour revigorer leur lieu de travail avant qu’il ne soit trop tard.







