Okaïdi : un avenir incertain avec la suppression de 290 emplois en France

Okaïdi en difficulté : 290 postes supprimés et une soixantaine de magasins fermés.
Okaïdi : un avenir incertain avec la suppression de 290 emplois en France
Ce plan vise à répondre à «un environnement durablement dégradé», «la pression sur le pouvoir d’achat des familles», «l’essor de la seconde main et la concurrence de l’ultra fast fashion», a souligné Okaïdi. Francesco Marzovillo / framarzo - stock.ad

L'enseigne de mode enfantine Okaïdi, actuellement en redressement judiciaire, a tristement annoncé la suppression potentielle de 290 postes en France ainsi que la fermeture d'une soixantaine de points de vente. Ces mesures, qui visent à répondre à un «environnement durablement dégradé», sont le reflet des défis auxquels le secteur est confronté, notamment la baisse de la natalité, la pression croissante sur les finances des familles, la montée de la mode de seconde main et la féroce concurrence de l’ultra fast fashion.

«Nous nous concentrons sur nos magasins les plus performants», a précisé Okaïdi dans un communiqué, en ajoutant qu'un «dispositif d'accompagnement» sera proposé aux collaborateurs concernés, avec des options favorisant le reclassement et un accompagnement personnalisé. Ce projet de réorganisation devrait prendre effet «au deuxième semestre 2026», selon les déclarations de l'enseigne relayées par l'AFP.

À l'international, Okaïdi prévoit de mettre fin à ses activités en Pologne, et de fermer des points de vente en Allemagne et au Portugal, dans des pays jugés «structurellement déficitaires». Une situation qui reflète les difficultés croissantes que rencontrent de nombreuses marques en France, comme l'explique un rapport de Le Monde.

Okaïdi, fondée en 1996, cntre actuellement et gère plus de 900 boutiques à travers le monde, avec un chiffre d'affaires de 600 millions d'euros, dont 300 millions réalisés en France. Malgré ces chiffres, la marque, qui appartient au groupe IDKIDS basé à Roubaix, doit faire face à une situation financière difficiles, à l'instar d'autres enseignes françaises de prêt-à-porter comme IKKS, Camaïeu et Gap, qui ont toutes connu des remous ces dernières années.

Cette crise a également été fatale pour certaines marques, notamment Kaporal et Jennyfer, et elle soulève des interrogations quant à l'avenir du secteur. Alors que la concurrence avec les plateformes de mode ultra-éphémères, comme Shein, se renforce, les enseignes établies comme Okaïdi sont appelées à repenser leurs stratégies pour survivre dans un marché en pleine mutation.

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