Les récentes révélations pointent Donald Trump comme ayant gravement compromis l'intégrité de son mandat, en orchestrant des versements d'argent public à ses partisans, et en s'impliquant dans des transactions boursières derrière le rideau.
Depuis son arrivée au pouvoir, les accusations d'enrichissement personnel et de favoritisme ont été un refrain constant. En 2016, il affirmait : "Un président ne peut pas avoir de conflit d'intérêt," pourtant des éditorialistes du New York Times qualifient cette situation actuelle de "corruption présidentielle sans précédent".
La polémique a été relancée cette semaine avec un accord égalisant une plainte de Trump contre le fisc, approuvé par Todd Blanche, ancien avocat de Trump et maintenant ministre de la Justice par intérim. Ce compromis a créé une fondation d’indemnisation de 1,776 milliards de dollars, un chiffre symbolique renvoyant à l'indépendance des États-Unis.
Ce fonds devrait compenser des partisans de Trump, tout en bénéficiant potentiellement à des assaillants du Capitole, graciés par lui lors de sa seconde investiture. Cette situation a conduit deux policiers de l'événement du 6 janvier à porter plainte, accusant Trump de détourner des fonds publics pour soutenir des insurgés.
Étonnamment, même des républicains critiquent ouvertement cette manœuvre. Le sénateur Bill Cassidy a souligné que les préoccupations des citoyens devraient être la gestion de leur quotidien, plutôt que de fournir des millions aux alliés de Trump.
La mise en place de cet accord protège également Trump et ses entreprises de redressements fiscaux. Trump, arguant qu'il n'était pas directement impliqué dans ces négociations, laisse planer des doutes sur sa transparence.
Le leader des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, a dénoncé cette affaire, la qualifiant de “braquage” orchestré par celui qui détient tous les pouvoirs. Noah Rosenblum, professeur à NYU, renforce cette idée, indiquant que ces actions visent à réécrire l'Histoire à l'avantage de Trump.
Les critiques se multiplient avec des transactions boursières suspendues dans l'ombre de décisions gouvernementales, ce qui suscite des interrogations sur une potentielle manipulation de marchés. Judd Legum, ex-conseiller de campagne d'Hillary Clinton, a noté que les achats d'actions de Trump coïncidaient souvent avec des annonces le favorisant.
D'un autre côté, Eric Trump s'est défendu sur X, déclarant que son père n’est pas impliqué dans les choix financiers quotidiens. Le vice-président JD Vance a même qualifié de "absurde" de croire que Trump puisse gérer ces transactions lui-même.
Cependant, malgré ces allégations, Trump semble indifférent, balayant les soupçons d'un revers de main. Judd Legum fait état d'une anesthésie collective face aux problèmes de conflits d'intérêt, affirmant que cette acceptation reste malsaine pour la démocratie.
Noah Rosenblum conclut que beaucoup d'Américains perçoivent ces actions comme de la corruption crasse, mais pour Trump, cela ne fait qu'accroître le soutien de ses partisans les plus fidèles.







