Les troubles persistants liés à la guerre au Moyen-Orient risquent de réduire la croissance et d'accroître les tensions inflationnistes au niveau mondial, selon une déclaration récente du FMI. Les prévisions de l'institution évoquent un taux de croissance mondial limité à 3,1% cette année, en raison des conflits et du blocage des flux d'énergie qui en résulte dans le Golfe.
Le FMI a cependant mis en garde contre un glissement vers un environnement économique plus "défavorable" en cas de prolongation des hostilités. Julie Kozack, porte-parole de l'organisation, a déclaré que "nous nous dirigeons vers un scénario moins favorable" si la situation se prolonge.
"Les anticipations d'inflation demeurent raisonnablement stables, et les conditions financières restent favorables," a-t-elle ajouté lors de son point presse.
Les acteurs économiques, notamment les banques centrales, surveillent attentivement comment les ménages et les investisseurs perçoivent l'inflation à venir, car cela pourrait influencer leurs comportements et engendrer des répercussions indésirables, notamment des hausses de prix par les entreprises.
Une telle dynamique pourrait inciter les banques centrales à ajuster à la hausse leurs taux directeurs, ce qui ralentirait la croissance économique. Le FMI prévoit d'actualiser ses pronostics économiques mondiaux en juillet.







