Le jeudi 14 mai, Cuba a subi une déconnexion électrique majeure, particulièrement dans sa région orientale, selon des informations fournies par la compagnie nationale d'électricité, UNE. L'île est actuellement confrontée à une grave crise énergétique aggravée par un blocus énergique imposé par les États-Unis. Les coupures peuvent dépasser vingt heures par jour, ce qui a provoqué le mécontentement des habitants.
"À 6h09 (11h00 heure de Paris), une déconnexion partielle du réseau électrique a été enregistrée," a précisé UNE dans une note publiée sur son site. Les autorités ont reconnu que la situation était tendue, exacerbée par des pénuries de carburant. Selon une analyse de l'agence Reuters, des manifestations ont éclaté dans plusieurs quartiers de La Havane, où des habitants se sont réunis pour exprimer leur colère en frappant des casseroles en signe de protestation contre des coupures répétées, malgré une forte présence policière.
Le manque de pétrole a contraint les stations électriques, souvent vieillissantes, à fonctionner sous des conditions dégradées. Depuis la fin janvier, un seul pétrolier russe, transportant 100 000 tonnes de brut, a été autorisé à aborder l'île, mais cet approvisionnement a été insuffisant pour contrer la situation alarmante des centrales qui datent parfois de plus de 40 ans.
Condamnation des experts de l'ONU
Les coupures de courant à La Havane dépassent désormais 19 heures par jour, tandis que d'autres provinces subissent des interruptions durant plusieurs jours. Des experts de l'ONU ont exprimé leur inquiétude, qualifiant cette situation de "privation énergétique" qui nuit gravement aux droits de l'homme et aux conditions de vie ; ils soulignent surtout l'impact sur le système de santé, en liste des milliers d'interventions chirurgicales qui attendent d'être réalisées.
“Cuba traverse une situation de privation énergétique imposée par les États-Unis, rendant difficile l'accès aux services essentiels," indiquent-ils.
La crise énergétique ne se limite pas uniquement à l'électricité, elle perturbe également les programmes de vaccination pour les nourrissons et compromet la santé publique en général. En fin de compte, la population souffre des conséquences d'un blocus qui entrave l'accès à des ressources vitales. "Cette situation attaque les droits fondamentaux à l'eau, l'alimentation et la santé," ajoutent les experts.







