Une fillette de 21 mois a été hospitalisée suite à une intoxication alcoolique survenue dans une micro-crèche, Les Petits Gaulois, à Plailly, dans l’Oise. L'établissement est fermé administrativement jusqu'en juin pendant que l'enquête suit son cours, éclairant progressivement les circonstances de cet incident troublant.
Le 17 mars, les parents de l’enfant ont été contactés par la crèche après que leur petite fille a commencé à tomber de manière répétée. Lorsqu'elle a été examinée à l'hôpital, son taux d’alcoolémie était alarmant, atteignant 2,14 g d’alcool par litre de sang, selon les révélations relayées par le Parisien.
« Un médecin nous a annoncé que notre fille était ivre morte », a déclaré le père, anéanti. Les médecins avaient d’abord envisagé le syndrome dit d'« auto-brasseur », une condition rare qui provoque une production naturelle d’éthanol. Toutefois, des tests sanguins ont écarté cette hypothèse. La mère a confirmé : « Ils nous ont expliqué qu’elle a forcément ingéré quelque chose. »
Après que l'hôpital a signalé ce cas préoccupant et que les parents ont porté plainte, une enquête préliminaire a été ouverte, confiée à la brigade de gendarmerie d’Orry-la-Ville. Les autorités cherchent à comprendre comment cette fillette a pu se retrouver dans une telle situation pendant sa journée à la crèche.
Aucune piste écartée
Le parquet a indiqué, dans un communiqué, que plusieurs auditions et vérifications ont été réalisées, et que des analyses ont été soumises à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie. Le dossier demeure ouvert et les enquêteurs précisent qu'« aucune piste n’est écartée ». Plusieurs infractions sont suspectées et la qualification pénale sera précisée à l'issue des investigations.
La communauté de communes de l'Aire cantilienne, qui englobe Plailly, a également précisé que les investigations menées avec les services de Protection Maternelle et Infantile (PMI), ainsi que diverses expertises, « n'ont pas, à ce jour, permis d'identifier d’élément de malveillance ou de maltraitance de la part des professionnels de l’établissement ». Les prochaines étapes de l’enquête pourraient éclaircir davantage cette inquiétante affaire.







