Un épilogue tant attendu pour Georgette, 78 ans, et David, dont la maison à Pamiers, en Ariège, était squattée depuis plus de deux décennies. Grâce à une détermination sans faille, ils ont réussi à récupérer les clés de leur propriété, après un long et éprouvant parcours judiciaire, rapportent nos confrères de La Dépêche.
Condamné par le tribunal en septembre 2025, l'occupant n'a pu que céder vendredi 10 avril. "Nous avons réussi à récupérer les clés qu'il a laissées chez l’huissier," raconte David, avant d’ajouter : "Mais il a aussi laissé tout ça," en faisant référence au désastre qui s'étend sous ses yeux.
Un combat judiciaire long et éprouvant
Des dégradations multiples sont à déplorer : canalisations obstruées par du ciment, placards brisés, lavabo fendu, prises débranchées, et un intérieur en état de dénuement. Chaque constat est un coup dur pour ce couple qui a dû faire face à un interminable feuilleton judiciaire depuis leur première plainte en août 2022, suivie de diverses demandes de reports d'audience de la part du locataire.
Au terme de ce long bras de fer, le tribunal a condamné le squat et ordonné un dédommagement de 70 000 euros pour les propriétaires, un montant à peine suffisant au regard des années perdues. À l'origine de cette situation, le locataire avait été autorisé à réaliser des travaux mineurs, mais il avait rapidement installé d'autres membres de sa famille et tenté de vendre la maison en se faisant passer pour le propriétaire légitime.
Ce cas met en lumière une problématique récurrente en France : la complexité des procédures d'expulsion face à des squatteurs. Ce phénomène ne laisse pas les propriétaires indifférents, comme l'indique un expert en droit immobilier, affirmant qu'une réforme est nécessaire pour simplifier ces démarches et protéger les victimes de tels abus. Les témoignages de plusieurs victimes recueillis par La Dépêche confirment la nécessité urgente d'une telle réforme.







