Près de quarante agents du centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan ont commencé leur grève dès 6 heures ce lundi 27 avril, rejoignant les nombreuses manifestations qui se tiennent actuellement dans les prisons à travers la France. Leur objectif ? Attirer l'attention sur une situation critique de surpopulation carcérale.
Lors d'un point de presse, Loïc Bordin, représentant du syndicat UFAP, a relaté des conditions de détention alarmantes, signalant la présence de 180 matelas au sol la semaine dernière. "La densité carcérale a atteint un taux préoccupant de 160 %. De plus, plusieurs postes ne seront pas remplacés, aggravant encore la situation," a-t-il déploré.
Visites annulées, service minimum à l'intérieur
Cette grève a des répercussions directes sur le fonctionnement de l'établissement. Bordin précise que les visites, extractions, ateliers ainsi que la cantine et la buanderie sont suspendus, bien qu'un service minimum soit assuré. "Un médecin et une infirmière assurent une permanence, et nous continuerons à laisser sortir les détenus en situation d'urgence médicale," a-t-il ajouté. Notons que le mouvement est soutenu par la CGT, tandis que Force Ouvrière a choisi de s'en dissocier.
Les agents mobilisés comptent maintenir leur action jusqu'au mercredi 29 avril, moment où les représentants nationaux du syndicat UFAP sont attendus par la Direction générale de l'administration pénitentiaire. Cette rencontre sera déterminante pour discuter des revendications des grévistes face à cette situation préoccupante.
Cette mobilisation à Mont-de-Marsan s'inscrit dans un mouvement plus vaste, frappant de nombreuses prisons françaises, illustrant ainsi l'urgence d'une prise de conscience quant aux conditions de vie des détenus et des agents qui œuvrent chaque jour dans ces établissements. Selon une récente analyse de France Info, le manque de moyens alloués aux établissements pénitentiaires contribue intensément à cette crise manifeste.







