À l'approche d'un vote décisif sur son rapport sur l'audiovisuel public, le député UDR Charles Alloncle n'hésite pas à contester les nombreuses fuites et déformations qui entourent son travail. Ce lundi matin, sur le plateau de RMC, il a pointé du doigt les «fake news» qui, selon lui, visent à orienter l'opinion en faveur d'un vote défavorable.
Son rapport, actuellement classé confidentiel, ne sera rendu public qu'en cas de vote favorable des membres de la commission d'enquête cet après-midi. Pourtant, des révélations récentes circulent, que Alloncle qualifie pour la plupart de mensonges. Ces informations auraient pour but de discréditer ses recommandations, préparant le terrain à ceux qui auraient tendance à voter contre la publication. «En cas de vote négatif, le grand public ne découvrira jamais le contenu de mon rapport», s'inquiète-t-il.
Le député affirme : «Ce que vous lisez dans la presse depuis trois jours contient beaucoup de fausses informations.» Il s'étonne du fait que son document de 400 pages soit soumis à un vote et remet en question les normes entourant la publication des rapports d'enquête. «Je veux rétablir la vérité», a-t-il souligné, en précisant que son rapport plaide notamment pour le maintien d'événements sportifs majeurs comme le Tour de France et Roland-Garros sur des chaînes publiques. Il appelle également à une «plus grande démocratie» dans la gouvernance des entreprises publiques.
Les débats à huis clos de cet après-midi s'annoncent houleux. Alloncle estime que ses opposants ont un problème avec le pluralisme démocratique, tout en faisant confiance «à la responsabilité des députés» pour aboutir à un consensus. «Demandons des comptes sans pour autant vouloir privatiser,» insiste-t-il, rappelant que le secteur représente une somme significative de 4 milliards d'euros par an. «Ces travaux ont un but : sauver l'audiovisuel public», conclut-il, défiant les ondes de critiques qui entourent son initiative.







