Des inscriptions provocantes ont fait leur apparition au cœur de Roche-la-Molière, notamment sur la muraille du château local. Ces tags, explicites, orientent les consommateurs vers des points de vente de drogues, incitant le maire de la commune à envisager une action judiciaire.
« Bonne fumette. 7/7 », peut-on lire en lettres bien visibles, accompagnées d'un dessin d'une feuille de cannabis près du parc. Cette démonstration de force d'un dealer semble marquer un nouveau territoire à Roche-la-Molière, une situation que déplore un habitant, François, vivant à proximité : « C'est décevant pour une si belle ville. Nous savons qui c'est ; ils traînent ici et les caméras sont là ».
Actuellement, la ville est équipée d'une trentaine de caméras, mais le maire, Eric Berlivet, prévoit d'en installer jusqu'à 80 à l'avenir. Toutefois, il reste sceptique quant à leur efficacité, notant : « Avec quelqu'un cagoulé, le seul moyen d'intervenir, c'est avec des empreintes ADN ». Cependant, la situation s'est intensifiée puisque les tags portent désormais le nom d'un compte Snapchat, offrant au maire une piste solide pour identifier le fauteur et porter plainte.
Eric Berlivet a déjà transmis toutes les informations nécessaires aux autorités policières, mais il évoque avec frustration la lenteur de l'avancement des choses : « Je suis prêt à publier les détails en ligne si cela ne progresse pas ». Bien que cette démarche soit controversée, il souligne le désespoir d'un élu face à des actes de vandalisme qui nuisent à la communauté. « Ce dealer ne fait que nuire à notre ville, au bien-être de nos concitoyens », déclare-t-il, exprimant un besoin urgent de sortir de cette impasse.
Dans l'attente de résultats concrets, la commune vient de recevoir une machine pour débarrasser les murs de ces graffitis inappropriés. Le coût pour nettoyer la ville pourrait atteindre 20 à 25 000 euros, a-t-il ajouté. Cette situation souligne la nécessité d'une action rapide pour restaurer l'image de Roche-la-Molière et sécuriser ses habitants.







