Un appel à la grève est lancé au niveau national par le syndicat Ufap-Unsa pour dénoncer la surpopulation carcérale et les vacances de postes. La maison d'arrêt de Blois sera impactée à partir de 7 h du matin, lundi 27 avril 2026.
Ce lundi, les portes de la maison d'arrêt de Blois risquent de rester fermées. En effet, le syndicat Ufap-Unsa a lancé un appel national à la grève, dénonçant la surpopulation carcérale, le manque de moyens et les agressions perpétrées contre le personnel de l'administration pénitentiaire.
La section de Blois invite les autres syndicats à se joindre à son action en participant à un « blocage » de l'établissement situé rue Marcel-Paul dès 7 h du matin. « Nous allons interdire toutes les entrées, ce qui aura des conséquences pour les détenus : aucune intervention ou activité ne sera possible durant la journée. La distribution de la cantine en sera aussi affectée. Nous voulons faire entendre notre voix », explique Melek Seckin, surveillante et secrétaire locale d'Ufap.
Des « mesures d'urgence » exigées
Cette mobilisation vise à sensibiliser l'opinion sur le manque d'agents. « Avec dix agents malades et cinq non remplacés, il nous manque quatorze agents pour garantir la sécurité de nos collègues. Ils sont épuisés, mais continuent par passion pour leur travail. Cependant, cet épuisement peut mener à des négligences et à des agressions », souligne la surveillante, dans un contexte de surpopulation où, selon des informations relayées par France 3, il y a « 186 détenus pour 110 places ».
Une prolongation de la grève au-delà de lundi pourrait être envisagée. « Après tout, si nous devons faire le sacrifice, autant le faire devant nos portes », lit-on dans un communiqué du syndicat, qui dénombre « 4.000 postes vacants » en France et « 88.000 détenus pour environ 62.000 places » dans les prisons françaises.
À travers cette action de blocage à Blois et ailleurs, le syndicat appelle à « un plan immédiat de résorption des emplois vacants » et à des « mesures d'urgence face à la surpopulation carcérale qui détruit chaque jour un peu plus les conditions de travail et la sécurité de tous ».







