Adoptant la méthode «Notre-Dame» pour donner un coup d'accélérateur aux chantiers, le président a annoncé ce mercredi le lancement de 150 projets industriels jugés cruciaux pour l'économie nationale. Depuis Montluçon, il a dirigé un Conseil des ministres et souligné l'importance de cette initiative dans le contexte actuel. «J'ai besoin d'aller à la mine !», a-t-il lancé après avoir échangé avec des citoyens.
Macron a inauguré une nouvelle mine de lithium, gérée par Imerys, située sur l'un des principaux gisements mondiaux. Cette mine devrait produire 34 000 tonnes d'hydroxyde de lithium par an d'ici 2030, suffisant pour équiper annuellement 700 000 véhicules électriques. Il a déclaré : «C'est cela l'avenir industriel que nous devons bâtir». Cette stratégie vise à renforcer la souveraineté industrielle de la France et à diminuer les dépendances stratégiques de l'Europe, comme rapporté par Le Monde.
Les 150 projets annoncés, qualifiés de « grands projets stratégiques » (GPS), se répartissent sur 63 départements pour un total d’investissement de 71 milliards d’euros. Ils touchent divers secteurs comme l’agroalimentaire, la santé, et les biocarburants. Dans le Sud-Ouest, plusieurs initiatives notables se démarquent. On trouve notamment le projet KL1 AG en Gironde, consacré à la conversion de métaux critiques, ainsi que l’usine Electro Mobility Materials (EMME) qui sera implantée dans les Landes, dédiée à la production de biocarburants.
Dans les Pyrénées-Atlantiques, Carester – Caremag s’investit dans le recyclage d’aimants pour sécuriser les approvisionnements en terres rares à Lacq. Elyse Energy poursuivra également des projets de production de biocarburants dans la même région. Emmanuel Macron a insisté sur l'idée que « la méthode Notre-Dame » doit être appliquée, selon laquelle un projet clairement identifié doit avoir une chaîne de commandement efficace, des responsables désignés, et des délais stricts à respecter. Il a mentionné : «Nous ne devrions pas prendre plus de temps à lancer un projet industriel que pour reconstruire notre patrimoine historique».
Des solutions pratiques pour un avenir industriel
Pour faciliter ces projets, le gouvernement a récemment adopté une loi visant à simplifier les procédures, ainsi qu’un décret pour unifier le traitement des contentieux, cela pourrait réduire les délais d’un an pour l’obtention des autorisations nécessaires. En parallèle, l'État mettra en place des dispositifs clés-en-main pour fournir le foncier nécessaire aux entreprises. Selon le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, l’objectif est de remettre du bon sens dans les évaluations environnementales, sans toutefois diminuer les exigences environnementales.







