Dans la boulangerie 'L'amour est dans le blé', située à Retiers, près de Rennes, les employés affichent une volonté inébranlable : travailler le 1er mai. Ce jour-là, une discussion autour d'une proposition de loi pourrait permettre aux boulangeries de faire appel à leurs salariés pour maintenir l'activité.
Dylan, le gérant de l'établissement, ne cache pas son intention de rester ouvert. "Il n'est pas juste qu'une personne extérieure à l'entreprise décide si nous devons fermer ou non", déclare-t-il avec conviction.
Un chiffre d'affaires conséquent en perspective
Un 1er mai pourrait rapporter presque 4 000 euros de chiffre d'affaires, une somme non négligeable pour maintenir l'équilibre de l'établissement, comme le souligne Justine, responsable de la pâtisserie. "Travailler une journée de 8 heures rémunérée comme deux, c'est une opportunité qui mérite d'être saisie", conclut-elle, regrettant les changements intervenus dans les pratiques de travail.
Une tradition à conserver
Au sein de cette boulangerie, les jours fériés sont répartis équitablement et sur un mode volontaire. "Si tout est fait intelligemment, tout se passe bien", affirme Justine. En 2025, bien que seul Dylan et son épouse aient ouvert, cela a valu le coup : "Nous avions 27 clients devant la boutique à 8 heures, prêts à acheter leur pain".
Les espoirs pour cette année
À l'approche du 1er mai 2026, l'équipe de 'L'amour est dans le blé' reste dans l'attente. "Nous espérons toujours pouvoir travailler, mais nous restons vigilants sur les décisions à venir", plaisante la cheffe pâtissière. Qui que ce soit, Dylan sera bien présent ce jour-là.







