La Bourse de Paris connaît une légère baisse ce jeudi, remettant en question le regain d'espoir observé la veille, alors que les inquiétudes sur la viabilité du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran s'intensifient, entraînant une montée des prix du pétrole.
À 10H20, le CAC 40 était en recul de 0,69%, soit 56,99 points, établi à 8.206,88 points. Hier, l'indice phare de la Bourse de Paris avait bondi de 4,49%, se plaçant en phase avec les autres grandes places boursières européennes.
"Tandis que les actions fléchissent, les prix du pétrole continuent de grimper, et l'enthousiasme initial face au cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran s'est rapidement estompé," a expliqué Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill Group.
La fragile trêve entre l'Iran et les États-Unis entre dans sa deuxième journée, mais les frappes israéliennes au Liban soulèvent des craintes quant à sa pérennité.
Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, a exprimé ses préoccupations, soulignant que ces attaques représentent un "grave danger pour le cessez-le-feu et les tentatives de paix durable dans la région".
La constatation par Téhéran de multiples violations de l'accord a amplifié les doutes qui pèsent sur les marchés mondiaux, a souligné M. Munnelly.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que le cessez-le-feu et les discussions avec les États-Unis étaient "déraisonnables", affirmant que trois des dix principes proposés par son pays avaient déjà été enfreints.
En conséquence, les prix du pétrole continuent d'augmenter, tandis que les marchés boursiers "corrigent partiellement les mouvements extrêmes causés par l'annonce d'une trêve entre les États-Unis et l'Iran," a ajouté l'analyste de Tickmill Group.
Cependant, comme l'a noté Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB, le fait que le Brent ne dépasse pas les 100 dollars le baril pourrait signifier que les investisseurs conservent des espoirs d'avancées dans les jours à venir.
Les hausses des prix du pétrole profitent à TotalEnergies, qui, après une forte baisse mercredi, affiche une légère reprise avec son action en hausse de 0,87% à 77,48 euros.
À l'inverse, des entreprises industrielles telles qu'ArcelorMittal (-1,55% à 50,70 euros) et Saint-Gobain (-1,29% à 75,28 euros) subissent des pressions, les énergies fossiles restant un poste de dépense important pour ce secteur.







