L'ascension vertigineuse des coûts du carburant a provoqué des files d'attente interminables dans les stations Totalenergies. Au cours de ce week-end prolongé de Pâques, la promesse de tarifs plafonnés a attiré une foule d'automobilistes, créant des ruptures d'approvisionnement dans de nombreuses stations.
Ruptures de carburant : un bilan inquiétant
Selon les dernières informations, 66 % des stations Totalenergies, incluant les enseignes "Total" et "Total Access", sont en rupture partielle ou totale de l'un de leurs carburants. Cela équivaut à 1.531 stations sur un total de 2.306 encore ouvertes. Ces chiffres inquiétants ont été communiqués par le cabinet de Maud Bregeon, ministre déléguée à l'Énergie, à nos confrères de France Inter.
« Ce mardi, les prix moyens pour le gazole atteignent 2,282 euros le litre, tandis que le sans plomb 95-E10 s'élève à 2,017 euros le litre. Ces prix contrastent fortement avec les tarifs plafonnés de Total, fixés à 2,09 euros pour le gazole et à 1,99 euro pour l'essence », précise l'analyse de Carbu.com.
« En France, le taux général de rupture est de 18,7 %, ce qui signifie que 1.837 stations de l'ensemble des 9.841 ouvertes rencontrent des problèmes d’approvisionnement », rapportent les experts de FranceInfo.
Une possible réintroduction du plafonnement
Le système de plafonnement des prix a été suspendu depuis lundi, 6 avril à minuit. Aujourd'hui, le groupe Totalenergies doit annoncer s'il prolongera cette tarification préférentielle en avril. Pour le moment, seuls les abonnés aux offres "Électricité & Gaz" de Total bénéficient de tarifs plafonnés, qu'ils peuvent maintenir à 1,99 euro par litre jusqu'en 2026.
Cette situation ne laisse pas insensible les automobilistes. Pierre, un usager régulier de Total, déclare : « Je n'ai jamais vu autant de stations à sec. C'est préoccupant, surtout avec les vacances qui approchent. » Les consommateurs expriment leur frustration et cherchent activement des alternatives pour éviter les désagréments liés à ces ruptures.







