À l'approche de septembre, avec les pluies et l'humidité croissante, le jardin voit réapparaître certaines petites créatures souvent jugées indésirables. Parmi celles-ci, la scutigère véloce, un myriapode à l'apparence élancée, suscite souvent crainte et dégoût. Trop souvent, elle est éliminée sans hésitation.
Identité et caractéristiques de la scutigère
La scutigère véloce (Scutigera coleoptrata) est un myriapode et non un insecte. Originaire de la région méditerranéenne, elle est désormais présente dans toutes les régions tempérées de France, qu'elles soient urbaines ou rurales. Mesurant entre 2 et 5 cm de long, sa silhouette est agrandie par ses longues pattes fines et plumeuses, la dotant d'une allure presque arachnéenne. Cette créature est équipée de puissantes antennes et d'yeux composés, capables de détecter les moindres mouvements, même dans l'obscurité.
Totalement inoffensive pour l'homme, la scutigère ne mord pas à moins d'être menacée, sa morsure étant comparable à une piqûre d’ortie. Elle ne cause aucun dommage matériel et sa présence est, en réalité, très discrète.
Un prédateur nocturne : un atout pour le jardinier
Ce qui rend la scutigère particulièrement appréciable, c'est son alimentation. Ce petit prédateur consomme exclusivement des insectes et invertébrés, tels que mouches, moustiques, cafards et araignées, contribuant ainsi à la régulation des populations nuisibles. Elle chasse principalement la nuit, se déplaçant avec agilité sur divers supports, des caves aux arrière-cuisines. En tant que régulatrice naturelle des insectes, elle joue un rôle vital dans l'équilibre écologique.
Pourquoi la scutigère apparaît-elle chez nous ?
Appréciant l'humidité et l'obscurité, la scutigère se retrouve fréquemment dans nos maisons, surtout là où se trouvent ses proies. Sa présence indique souvent un problème de nuisibles, mais son rôle n’est pas antagoniste : elle évite tout contact avec l'homme et ne reste que tant qu'il y a de la nourriture. Pour limiter sa présence intérieure, il est conseillé de réduire l'humidité et de combler les fissures afin d'empêcher l'accès de ses proies.
Au lieu de lui faire du mal, une simple capture et une remise en liberté à l'extérieur seraient bénéfiques, préservant ainsi cet auxiliaire précieux dans le jardin.







