À 18 ans, le permis de conduire est souvent un précieux sésame pour l'emploi, mais son coût prohibitif peut représenter un véritable obstacle. Actuellement, passer son permis peut coûter aux alentours de 1 600 €, ce qui n'est pas à la portée de toutes les bourses. Ce constat a conduit l’Institut Montaigne à s'interroger sur des alternatives pour rendre le permis plus accessible.
Des innovations pour alléger la formation
Une des recommandations phares est l'adoption du permis en boîte automatique. Ce type de transmission, en simplifiant l'apprentissage, pourrait réduire le temps de conduite nécessaire de 46 %, entraînant ainsi une économie d'environ 750 euros. Parallèlement, l'utilisation accrue de simulateurs de conduite pourrait également contribuer à diminuer les frais, rendant l'apprentissage plus efficace et moins cher.
Fluidifier les délais d'examen pour réduire les coûts
Outre les innovations techniques, une autre solution envisagée est l’élargissement des effectifs autorisés à faire passer l’épreuve pratique. Autoriser davantage de fonctionnaires ou recourir à des détachements contractuels pour l’examen pourrait réduire l'attente entre la dernière leçon de conduite et l'évaluation. Selon des experts, chaque mois de retard coûte en moyenne 200 euros au candidat, ce qui accentue la nécessité d’une amélioration dans l'organisation des passages d'examen.
Financement et aides : des pistes pour le futur
Enfin, plusieurs idées de financement ont été avancées, parmi lesquelles l'instauration d'une redevance modeste de 50 euros, bien inférieure au coût associé au long délai d'attente pour l’épreuve pratique. Cela pourrait permettre aux candidats de faire des économies significatives. Une autre proposition consiste à envisager la prise en charge financière du permis dans le cadre du service civique ou du service national universel, ce qui pourrait séduire de nombreux jeunes et faciliter leur accès à la mobilité.







