Le mois de février s'annonce particulièrement important pour les retraités, car la revalorisation de 5,3% des pensions de base sera appliquée sur les paiements du 9 février. Cette augmentation, annoncée pour compenser l'inflation persistante de 2023, vise à améliorer le pouvoir d'achat des retraités.
Par exemple, une pension brute de 1500€ se traduira par une hausse de 79,50€, représentant un gain annuel de 954€. Cependant, ces chiffres prometteurs pourraient ne pas refléter ainsi le montant final que vous percevrez.
Pourquoi la hausse peut être moins avantageuse que prévu
Un écart entre vos attentes et le versement réel pourrait s'expliquer par une modification de votre taux de CSG, le prélèvement social appliqué sur votre retraite. Les pensions subissent plusieurs prélèvements qui varient selon les revenus, et chaque année, les seuils de revenus qui déterminent ces taux sont révisés.
À partir de févier, votre nouveau taux de CSG, calculé sur votre dernier avis d'imposition, sera appliqué. Si votre revenu fiscal augmente, il est possible que votre taux de prélèvement CSG monte, entrainant une réduction de votre pension nette.
Les différents taux de CSG en 2024
Il existe quatre taux de CSG pour les retraites :
- Taux normal : 8,3%
- Taux médian : 6,6% (exonération partielle)
- Taux réduit : 3,8% (exonération partielle)
- Taux à 0% (exonération totale)
Votre situation fiscale, déterminée par votre revenu fiscal de référence et votre quotient familial, influence le taux appliqué. Des seuils révisés en 2024 pourraient même vous permettre d'accéder à un taux plus favorable.
Que faire si votre pension augmente plus que prévu?
Si, à votre grande surprise, vous constatez une augmentation de votre pension supérieure à 5,3%, cela pourrait être dû à une baisse de votre taux de CSG ou à une exonération. Dans ce cas, vos prélèvements sur la pension brute seront moins élevés, maximisant ainsi votre revenu net. Comparez soigneusement vos montants de janvier et de février pour observer ces changements.







