Les récentes intempéries, marquées par d'importantes chutes de neige et du verglas, ont coûté la vie à au moins cinq personnes sur les routes françaises. Philippe Tabarot, ministre des Transports, a reconnu que cet événement avait été "un peu sous-évalué" par les prévisions de Météo-France.
Trois victimes sont déplorées dans les Landes à la suite de deux accidents causés par le verglas. Dans un autre incident, un conducteur de VTC a perdu la vie dans la Marne, et un homme a été tué lors d'une collision avec un poids lourd en Seine-et-Marne. Ces tragédies rappellent les enjeux des conditions routières en période hivernale.
"Il était évident que l'événement avait été sous-estimé, en particulier en Île-de-France", a déclaré le ministre lors d'un entretien sur BFM. Toutefois, il a souligné que les mesures préventives, telles que le sablage précoce des routes, avaient permis une gestion acceptable de la situation dans la région parisienne, contrairement aux événements de 2018.
Les chutes de neige, inhabituelles mais fortes, ont engendré de sérieuses perturbations, affectant le réseau routier et ferroviaire. Au total, 26 départements dans l'ouest du pays avaient été placés en vigilance orange pour neige et verglas. Météo-France a noté que les températures étaient très basses, souvent comprises entre -3 et -8°C, ce qui favorisait la formation de verglas.
Une nouvelle vague de neige et possiblement des pluies verglaçantes sont annoncées pour mercredi, incitant à envisager une nouvelle alerte, tout en étant particulièrement vigilant pour les déplacements dans le nord du pays.
Les écoles étaient fermées mardi dans plusieurs régions, dont la Bretagne, où les habitants ne sont pas habitués à de telles conditions climatiques. Dans des villes comme Rennes, la circulation des bus a également été fortement perturbée. Pierre Poulain, un caviste rennais, a déclaré à l'AFP : "Je dois absolument prendre la voiture... j'ai peur de glisser à cause de mes pneus classiques".
Dans la nuit, des associations se sont mobilisées pour aider les routiers restés bloqués sur les routes. En Vendée, bien que la neige soit un phénomène rare, les autorités ont pris des mesures pour interdire les transports scolaires et lourds afin d'éviter toute tragédie supplémentaire, comme l'a affirmé le préfet du département, Éric Freysselinard.
Sur l'A83, un accident impliquant un poids lourd a nécessairement entraîné des fermetures d’autoroutes, illustrant l'ampleur des dommages causés par ces intempéries. Depuis le début, 51 interventions des services de secours ont été signalées en Ille-et-Vilaine.
Du côté de la SNCF, des perturbations sur plusieurs lignes de l'ouest de la France ont été reportées, de même que des limitations de vitesse sur les lignes à grande vitesse. "Les principales difficultés se concentrent dans les régions de la Nouvelle Aquitaine et des Pays de la Loire", a précisé SNCF Réseau.
À Paris, la situation s'est améliorée mardi matin, avec la réouverture d'une trentaine de lignes de bus de la RATP qui avaient été temporairement suspendues en raison des chutes de neige. La France prend des mesures pour faire face à cette vague d'intempéries, mais les craintes d'accidents demeurent omniprésentes.







