Dans un contexte où de nombreux aidants familiaux doivent souvent réduire ou suspendre leur activité professionnelle pour s'occuper d'une personne en fin de vie, l'Allocation journalière d'accompagnement (AJAP) se présente comme une aide financière précieuse. Ce soutien est accordé sous certaines conditions, que ce soit à domicile, en Ehpad, ou en maison de retraite.
Définition de l'Allocation journalière d'accompagnement
L'Allocation journalière d'accompagnement permet de soutenir financièrement ceux qui assistent un proche souffrant d'une maladie grave et incurable. L'AJAP, gérée directement par la Caisse d’assurance maladie, est accessible tant aux ascendants qu'aux descendants, ainsi qu'aux conjoints, concubins ou partenaires pacsés vivant avec la personne accueillie. La notion de 'personne de confiance' est essentielle ici : un proche, médecin ou parent majeur peut être désigné pour représenter la volonté de la personne malade si celle-ci en est incapable.
Les conditions d'attribution de l'AJAP incluent un cadre particulier selon le lieu d'accompagnement : au domicile du malade, chez l'accompagnant, ou dans un établissement, mais exclut les périodes d'hospitalisation sauf si des allocations étaient déjà perçues avant l'entrée à l'hôpital. De plus, plusieurs aides peuvent être partagées entre différents accompagnants assistants le même malade.
Qui est éligible à l'AJAP ?
Pour être éligibles à l'AJAP, trois catégories de personnes peuvent faire une demande, sous les conditions de leur statut :
- Salariés : Les salariés peuvent bénéficier de cette aide s'ils sont en congé de solidarité familiale ou si ce congé a été converti en temps partiel. Ce congé est non rémunéré.
- Travailleurs indépendants : Les travailleurs non-salariés peuvent aussi recevoir l'AJAP, à condition de suspendre ou de réduire significativement leur activité.
- Demandeurs d'emploi : Ils peuvent profiter de l'AJAP, à condition de stopper toutes démarches pour retrouver un emploi.
Montant et procédures de demande de l'AJAP
Le montant de l'AJAP est de 57,34 euros bruts par jour, pouvant être perçu sur une durée maximale de 21 jours. Cette allocation peut être cumulée avec une hospitalisation, mais s’arrête au décès du proche. Pour ceux ayant un congé de solidarité familiale converti en temps partiel, le montant est réduit à 28,67 euros et peut être perçu jusqu'à 42 jours. Attention, l'AJAP est soumise à l'impôt sur le revenu et à la CSG.
Les travailleurs indépendants et les demandeurs d'emploi doivent suivre une procédure similaire à celle des salariés, soumettant un formulaire Cerfa et, le cas échéant, une déclaration sur l'honneur. En cas de plusieurs accompagnants, des informations concernant chacun d'eux doivent être fournies également.
Un silence du Centre national de gestion des demandes AJAP au-delà de 7 jours équivaut à une acceptation de la demande, à condition que celle-ci remplisse les critères d'éligibilité. La date de prise en charge est aussi déterminée selon la date de réception de la demande.







