Les habitants de Salignac-Eyvigues, petit bourg de Dordogne, se sont mobilisés ce dimanche 29 mars pour protester contre la possible fermeture d’une classe de leur regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec Borrèze. Cette décision, jugée injuste par de nombreux parents et élus, pourrait avoir des répercussions bien plus larges que sur le seul cadre scolaire.
Même sous un beau soleil printanier, l'atmosphère était grave et empreinte de colère, alors que la communauté s'est rassemblée sur la place de la mairie. Des figures locales, telles que le député Sébastien Peytavie et Patrick Bonnefon, président de l'intercommunalité du Pays de Fénelon, ont exprimé leurs inquiétudes face à cette annonce.
Les manifestations s'étendent également à d’autres communes comme Paulin, Jayac et Archignac. Les habitants mettent en avant le fait que ce n’est pas uniquement l’église de Salignac qui est concernée, mais l’avenir et la vitalité de toute une région. Une mère de famille témoignait ainsi : « Manifester le dimanche des Rameaux est inhabituel, mais pour notre école, c’est essentiel. Notre institutrice est très appréciée par nos enfants. »
Justine Abate, présidente de l’association des parents d’élèves, a souligné la détermination des manifestants : « Nous montrons aujourd’hui solidarité et unité. L’école représente bien plus qu'un simple lieu d'apprentissage ; c’est un lieu de vie indispensable. »
Un symbole de vitalité et d'espoir
Les maires de Salignac et Borrèze, ainsi que d'autres responsables, ont insisté sur l'importance de l'école comme pilier de la commune. Ils avertissent que la fermeture d’une classe pourrait entraîner une dévitalisation de leur territoire, entraînant des conséquences négatives au-delà du domaine éducatif. « Nous devons défendre nos petites communes », déclarent-ils. Pour cela, des pétitions sont en circulation, et une pétition en ligne a déjà recueilli plus de 750 signatures en quelques jours, selon le quotidien Libération.
Face à cette situation collective, la lutte continue avec détermination. Les élus demandent un moratoire sur les fermetures de classes jusqu’en 2026 et s’engagent à poursuivre le dialogue avec les instances administratives afin de trouver une issue favorable.







