La cheffe des Ecologistes, Marine Tondelier, a lancé un appel au Parti socialiste pour qu’il prenne ses responsabilités concernant la primaire de gauche pour la présidentielle. Bien que certains au PS estiment ce projet obsolète, Olivier Faure, le leader du parti, s'est montré ouvert à des solutions alternatives tout en défendant l'organisation d'une primaire non-mélenchoniste.
Sur France Inter, Tondelier a exprimé son exaspération face aux luttes internes au PS. "On ne pourra pas gagner seul, ni nous, ni eux. J'espère qu’ils réaliseront cela, surtout en ce moment où les tensions sont palpables", a-t-elle déclaré.
La situation au sein du PS s'est en effet complexifiée après les récentes élections municipales, marquées par des désaccords sur la nécessité de former des alliances locales avec La France insoumise. Face à cette division, Faure appelle à une primaire, tandis qu'une faction de son propre parti conteste la viabilité de ce processus, soutenant qu'il ne pourra pas conduire à victoire en 2027 sans personnalités influentes comme Raphaël Glucksmann.
Tondelier et Faure ont récemment échangé sur cette question cruciale. "Nous avons pris cette décision d'intérêt général, mais maintenant, la balle est dans le camp des socialistes", a affirmé Tondelier.
Les opposants à la primaire, qui incluent Tondelier, les députés Clémentine Autain et François Ruffin, questionnent les alternatives proposées. "Nous n'avons pas compris comment une victoire pourrait être atteinte sans une vision claire", a-t-elle affirmé, avertissant aussi du risque d'un "spectacle affligeant" en cas de coup d'État interne contre Faure.
Elle a ajouté : "Si un coup d'État a lieu contre Olivier Faure, que se passera-t-il ensuite ? Ils devront débattre pendant des mois sur qui sera le candidat : ce sera Glucksmann, si ce dernier est soutenu par ceux qui, au PS, se voient déjà en compétition." Cette référence à François Hollande souligne une inquiétude quant aux ambitions personnelles de certains membres du PS.
Dénonçant les "déclarations péremptoires" des responsables, Tondelier a annoncé qu'elle présenterait prochainement un manifeste intitulé "Ce que nous vous devons", visant à défendre la primaire.
De son côté, Olivier Faure a réaffirmé son attachement à une "primaire démocratique". Dans un entretien avec Ouest-France, il a souligné l'importance d'écouter les militants socialistes. "Mais je suis ouvert à tout ce qui pourrait être proposé", a-t-il déclaré.
Il a noté qu'il était trop aisé de critiquer l'idée d'une primaire sans fournir une alternative solide. "Nous devons nous rassembler autour d'un objectif commun pour la présidentielle. Je vais engager des discussions avec toutes les composantes de la gauche et de l'écologie pour clarifier notre chemin", a-t-il ajouté, sans toutefois détailler les contours d’une solution alternative.
Faure a conclu en exhortant à une contribution collective pour trouver des solutions, tout en rappelant que, pour gagner en 2027, il est essentiel de comprendre les enjeux stratégiques.







