Pour contrer la recrudescence des drones sur les champs de bataille, la France accélère le développement de solutions pour sécuriser son espace aérien. Dans ce cadre, la Direction générale de l'armement (DGA) a passé commande auprès de la société Asterodyn pour son drone intercepteur AST78, comme l'a récemment annoncé le constructeur aéronautique dans un post LinkedIn datant du 25 mars.
Ce nouveau drone est conçu pour accomplir des missions exigeantes, atteignant une vitesse maximale de 400 km/h, avec une portée de 30 km et la capacité d'emporter environ 1 kg de charge. Asterodyn met en avant l'agilité de l'AST78, issue de milliers d'heures de vol dans des conditions extrêmes. Ce drone peut être déployé depuis le sol ou largué depuis un aéronef, offrant ainsi une réponse flexible et robuste aux besoins d'interception actuels.
Quelle unité pour les drones AST78 ?
À ce jour, le ministère des Armées n'a pas encore spécifié quelle unité sera responsable de l'utilisation de ces drones intercepteurs. Cependant, différentes options sont envisagées, notamment l'Armée de l'Air et de l'Espace, qui a récemment testé le système antibrouillage de l'AST78, comme l'indiquent nos collègues de Zone Militaire. L'Aviation légère de l'Armée de Terre pourrait également être impliquée, ayant reçu les premiers drones intercepteurs de la part d'Asterodyn.
Alors que les conflits modernes transforment le paysage militaire, l'intégration des drones AST78 pourrait marquer un tournant décisif pour la France dans la lutte contre des menaces d'un nouveau genre. Comme l'explique un expert militaire, "la technologie des drones offre des opportunités sans précédent pour redéfinir la stratégie de défense".







