Christelle Lelieux-Buissette, la maire sortante, a pris la décision controversée de retirer plusieurs portraits d'une fresque sur le mur du cimetière de Grenay, dans le Pas-de-Calais. Elle accuse son prédécesseur, Christian Champiré, d'avoir contribué à sa défaite lors du second tour des élections municipales en maintenant sa propre liste. Dimanche dernier, la victoire de la candidate du Rassemblement National, Daisy Duveau, avec 42,43 % des voix, a laissé la maire sortante avec seulement 36,56 %.
Cette fresque, qui avait été réalisée il y a une dizaine d'années, a été recouverte de peinture blanche, ne laissant qu'un grand rectangle incolore derrière elle. C'était un geste symbolique, reflétant la colère et la frustration de Christelle Lelieux-Buissette. Selon France 3, les portraits effacés incluaient non seulement celui de Champiré, mais également ceux d'autres figures locales, dont certains ont eu des dîners avec la commune.
« La campagne a été dure »
Dans une interview, Christelle Lelieux-Buissette a admis avoir demandé l'effacement de l'ancien maire et de l'un de ses alliés, tout en indiquant qu'elle souhaitait voir si d'autres portraits pourraient être restaurés. « C'était une trahison pour la ville et pour la gauche », a-t-elle déclaré, expliquant que les quinze derniers mois avaient été particulièrement éprouvants pour elle sur le plan psychologique.
Christian Champiré, de son côté, a qualifié le geste de « ridicule » et a fait remarquer que la décision d'effacer les autres portraits était peu judicieuse. « Avec la montée du Rassemblement National dans notre région, il est absurde de chercher à régler les comptes de cette manière », a-t-il dit à France 3.
Ce conflit souligne les tensions exacerbées sur la scène politique locale, alors que la ville de Grenay se trouve à la croisée des chemins. Les répercussions de ces élections s'annoncent longues et complexes, tant pour les élus que pour les habitants.







