« Je ne les ai pas tués », confie Aurélie S., 44 ans, au tribunal. Elle tente d'expliquer ses actes tragiques lors de son procès. Les corps de ses deux bébés, nés en 2018 et 2019, ont été découverts par les gendarmes à Bedoin, alertés par un ami de la famille. C'est l'angoisse de cette mère, qui atteignait ses limites tout en élèvant seule ses trois filles, qui l'a poussée à des choix inimaginables.
« J'ai perdu pied », assure-t-elle, évoquant son état d’esprit au moment des tragédies. Les événements tragiques se sont enchaînés à un moment de grande détresse personnelle. La première grossesse n'était pas planifiée. Lorsque le père a disparu, Aurélie ne sait pas comment faire face à la situation écrasante des responsabilités parentales. Ce sentiment d’abandon a façonné son récit.
Les expertises, comme le rapporte Mediapart, n'ont pas tranché sur les causes de la mort des nourrissons. En effet, si les bébés étaient nés en bonne santé, leur passage au congélateur reste entouré de mystère. Aurélie, accablée par la culpabilité et la panique, a expliqué qu'elle était dans un état d'esprit tel qu'elle ne comprenait pas la gravité de ses actes.
Des experts, après avoir examiné son cas, parlent d'un véritable déni de grossesse. Pour le deuxième bébé, la situation était tout aussi tragique. Aurélie, par peur et un profond sentiment d’impuissance, a choisi de prendre des décisions fatales. Ce retour à la réalité eurent lieu après un appel de sa fille aînée, l'obligeant à agir dans la précipitation.
Bien que sous le coup de l’émotion, Aurélie a exprimé ses regrets. « Je savais que ce n'était pas la bonne chose à faire », a-t-elle ajouté, en larmes, décrivant un scénario où elle n’a pas su se résoudre à demander de l’aide. Des témoignages de proches soulignent les problèmes psychologiques sous-jacents qui ont pu influencer son comportement.
À présent, la communauté s'inquiète et pose des questions : comment une mère en détresse peut-elle aboutir à des actes aussi désespérés ? Ce procès touchant à des thèmes sensibles de la maternité, du mal-être, et des enfants, promet d’être un long chemin vers la vérité pour Aurélie S. et pour tous ceux qui portent le poids de cette tragédie.







