A peine installé dans ses nouvelles fonctions, Alexande Garcin, maire par intérim suite à la condamnation de Guillaume Delbar pour fraude fiscale, affiche sa volonté de poursuivre des projets cruciaux pour la ville. Ce membre de la droite divers semble déterminé à faire avancer les initiatives liées au nouveau tramway et à la rénovation de plusieurs quartiers de Roubaix.
En parallèle, David Guiraud, le candidat de la France Insoumise, a ouvert son local de campagne juste en face de l'hôtel de ville. Fort de sa victoire lors des dernières législatives, il aborde cette échéance électorale avec confiance, les sondages le plaçant en bonne position. Toutefois, il devra composer avec une concurrence interne à gauche, représentée par Karim Amrouni, qui a rassemblé le Parti socialiste, le Parti communiste et Les Écologistes pour sa candidature. Chirurgien-dentiste de profession, Amrouni se présente déjà comme le futur maire de Roubaix, misant sur l’adhésion d’un électorat déçu.
D'un autre côté, Céline Sayah, candidate du Rassemblement National, aspire à décrocher entre 18 et 20 % des voix. À seulement 30 ans, elle mène une liste associée à Debout la France et souhaite appeler à des alliances. Elle a exprimé son mécontentement face à Garcin, déclarant que son approche a été marquée par le mépris. Sayah estime que le candidat LFI sera responsable de sa propre défaite s'il échoue à mobiliser l'électorat.
Une des grandes interrogations demeure le taux de participation des Roubaisiens. Lors des précédentes élections, 77 % des électeurs avaient choisi de s'abstenir, un fait alarmant pour les candidats actuels. D'autres noms se mêlent à la compétition, dont Nacim Zeghlache (Liste citoyenne), André Hibon (DVD), Rachid Rizoug (SE) et Françoise Delbarre (LO), promettant des débats riches en enjeux pour l’avenir de Roubaix.







