À l'approche des élections municipales de 2026, la sécurité se positionne comme une question centrale. Dans ce contexte, Catherine Delorme et Pascal Brice (*) rappellent l'importance souvent oubliée des acteurs associatifs : "Ces bénévoles et salariés œuvrent quotidiennement pour sortir les plus vulnérables de la précarité et des addictions, participant activement au bien commun et au rétablissement de la tranquillité publique."
Selon un rapport de Ouest-France, la sécurité est au cœur des préoccupations des électeurs. Plutôt que de recourir à des discours stigmatisants, des solutions concrètes existent pour apaiser l'espace public et favoriser la coexistence harmonieuse.
Alors que la pauvreté atteint des sommets inédits dans notre pays, de nombreuses personnes se retrouvent en situation de grande marginalité. Si cette réalité suscite souvent des comportements de solidarité, elle génère également des inquiétudes et des tensions parmi la population. Chaque jour, des bénévoles et des salariés des associations, en collaboration avec les municipalités, tendent la main à ceux considérés comme des "indésirables", les aidant à retrouver un logement, un emploi ou des soins, et ainsi à rétablir un lien social.
Ce travail passionnant réalisé par les acteurs associatifs est souvent méconnu, bien qu'il soit essentiel pour la dignité et la tranquillité de tous. La tranquillité publique se définit par notre capacité à vivre ensemble. En acceptant nos fragilités et inégalités, de nombreuses initiatives ont prouvé leur efficacité pour rétablir le dialogue et renforcer la cohésion sociale.
Sortir des postures et des oppositions néfastes
Lorsque les actions de solidarité sont financées et coordonnées avec les services publics et privés, elles ont un impact immédiat sur la réduction des tensions et de l'insécurité. À titre d'exemple, dans des villes comme Nantes et Bordeaux, des projets tels que le Travail Payé à la Journée pour les jeunes en difficulté, ou les centres d'accueil pour usagers de drogues à Lille ont fait leurs preuves. À Saint-Nazaire, des solutions innovantes comme les Tiny Houses pour femmes sans abri apportent un nouvel espoir.
Une réalité qui doit être intégrée par les futurs élus locaux afin de faciliter la création de solutions durables. Ces dispositifs, portés par des acteurs locaux engagés, sont cruciaux pour rétablir l'équilibre social et urbanisateur, ainsi que pour atténuer les tensions. La solidarité ne doit pas être perçue comme un coût, mais comme un investissement dans la paix sociale.
(*) Catherine Delorme est présidente de la Fédération Addiction et Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité.







