Louise et sa lutte contre la douleur : le cannabis comme ultime recours

Rencontrez Louise, qui utilise le cannabis pour atténuer ses douleurs face à plusieurs maladies.
Louise et sa lutte contre la douleur : le cannabis comme ultime recours
Louise témoigne de sa maladie et de sa consommation de cannabis © Radio France - François Sauvestre

Les autorités de santé françaises prévoient une mise en place du cannabis thérapeutique d'ici 2027. Louise, une quinquagénaire de la Somme, est l'une des personnes touchées par cette question délicate. Elle fait face à un cancer du sein et à la maladie de Charcot Marie-Tooh, et utilise le cannabis pour diminuer ses souffrances.

Son parcours est un témoignage frappant. Louise utilise du cannabis depuis ses jeunes années pour soulager les effets dévastateurs de la maladie de Charcot Marie-Tooh, un syndrome neuro-dégénératif qui lui cause d'atroces douleurs. "J’ai commencé à fumer du cannabis à l’adolescence et j’ai pu constater que mes crampes diminuent," explique-t-elle, ajoutant que ce soulagement est devenu essentiel pour sa qualité de vie.

Un traitement anticancéreux agressif

En 2019, la vie de Louise prend un nouveau tournant lorsqu'elle découvre une grosseur au sein. Après des examens et une biopsie, un diagnostic de cancer est posé. Elle subit une opération suivie de 18 séances de chimiothérapie, un processus éprouvant qui entraîne une importante perte de poids et d’appétit.

"J'ai dû faire face à une grande fatigue et à la perte de cheveux. Cela a été très difficile," confie-t-elle. Pour compenser les effets secondaires de ce traitement, elle s'est de plus en plus tournée vers le cannabis. "Cela a stimulé mon appétit, une étape cruciale pendant les chimiothérapies. Mon oncologue m'a proposé diverses alternatives, mais aucune n'a eu le même effet. Même l'huile de CBD ne pouvait pas rivaliser avec la résine que je consomme," dit-elle.

Malgré une addiction initiale, elle a pris la décision de modérer sa consommation, se limitant à un joint par jour. "Je suis consciente des risques, surtout en tant que conductrice," précise-t-elle.

Alors que Louise doit encore endurer quatre années de traitements anticancéreux, elle exprime le souhait de bénéficier d'un usage réglementé et médical du cannabis. Ce besoin soulève des questions sur l'avenir de la législation en France, où le débat sur le cannabis thérapeutique prend de l'ampleur.

Cette histoire, rapportée par Le Monde, met en lumière les défis quotidiens des patients et rappelle l'importance de discussions éthiques autour de la légalisation du cannabis à des fins médicinales. L'espoir d'un cadre légal et sûr pour permettre à des personnes comme Louise de vivre avec moins de douleur pourrait bientôt voir le jour.

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