Les tempêtes récentes, dont la plus récente, Pedro, accompagnée de fortes marées, ont laissé des séquelles sur le littoral rétais. Des travaux d'urgence ont été entrepris à Saint-Clément-des-Baleines et à La Couarde-sur-Mer, alors que le plan de lutte contre l'érosion, en attente de validation ministérielle, doit encore être approuvé.
Alors que la Charente-Maritime continentale fait face à des inondations dues à la crue de la Charente, l'île de Ré évalue les dégâts côtiers. Bien que les conséquences des tempêtes soient limitées, les élus estiment avoir eu de la chance. "Nous nous en sortons bien", déclare un responsable local, conscient que des réparations s’imposaient.
À Saint-Clément-des-Baleines, une défaillance structurelle a nécessité l'injection de 20 000 euros de béton pour réparer un trou près de la station de secours maritime. Ce coût a été partagé entre la mairie et la communauté de communes de l'île de Ré.
De plus, des interventions urgentes ont été réalisées à La Couarde-sur-Mer, où l'enrochement du Moulin brûlé et la plage du Peu-Ragot ont subi les assauts de la mer. 3 500 m3 de sable ont dû être réintroduits dans une opération similaire à celle de deux ans auparavant. Un résident, critiquant la gestion actuelle, a déclaré : "C'est de l'argent gaspillé, vous pouvez le dire au maire!" Ce à quoi Patrick Rayton, le maire de La Couarde, a répondu : "Si nous ne faisons rien, la dunes s'évaporera, et cela causera des catastrophes".
Le montant total des opérations à La Couarde s'élève à 56 000 euros, financés intégralement par la communauté de communes. Cependant, ces travaux ne sont que des mesures temporaires; un véritable plan d'action pour l'érosion, comprenant environ 110 initiatives sur les 115 km de côtes de l'île, est en cours d'élaboration.
Le président de la communauté de communes, Lionel Quillet, insiste sur l'urgence d'une réponse durable. "Sans l'accord de l'État pour intervenir, tout repose sur ce sable appartenant au domaine public maritime", déclare-t-il. Le projet de plan érosion, d'un coût estimé à 15 millions d'euros, pourrait permettre un travail plus structuré. Les essentiels de la protection côtière, notamment la lutte contre l'érosion, visent un horizon 2035, soutenu par 100 millions d'euros déjà déployés pour les ouvrages côtiers.
Cependant, tout dépend des pré-autorisations nécessaires qui pourraient être obtenues au printemps prochain. La collectivité locale espère ainsi entamer des travaux fondamentaux à l'automne afin de préserver l'île des forces de la nature.







